1 février 2023

Un inventaire plus riche que prévu

PAYS DE ROQUEFORT

VIGNAUD-Roquefort.jpg

Didier Vignaud a captivé les 70 personnes ayant répondu à l’invitation de l’association culturelle Confluent ( photos Jean-Marie Tinarrage)

Samedi 26 novembre, à l’invitation de l’association culturelle du Confluent et de son président Vincent Malange, Didier Vignaud, archéologue bénévole et doctorant à l’université de Pau, est venu faire un point sur les découvertes archéologiques récentes recensées sur le pays de Roquefort et ses 13 communes.

Après avoir dit tout son plaisir d’intervenir face à un parterre aussi imposant (70 personnes), Didier Vignaud, a précisé qu’il était un des 15 bénévoles du Centre de recherches archéologiques des Landes (CRAL) opérant sur l’ensemble du département sous la direction de Jean-Claude Merlet.

PUBLIC-Roquefort.jpgGestion du dépôt de fouilles, publications et visites de sites s’ajoutent à la multiplication des prospections sur le massif forestier depuis les tempêtes de 1999 et 2009 : de 95 sites recensés en 2003, on en est aujourd’hui à 220 suite aux labours profonds préalables au reboisement. C’est ainsi que peu à peu certaines idées reçues sont remises en cause, au premier rang desquelles le fait que la forêt de pins daterait du XIXe siècle. En effet, des analyses palynologiques (étude des pollens) montrent que le pin était présent 6500 ans avant notre ère, remplacé vers – 5700 par le chêne qui aurait disparu suite à une exploitation intensive.

Un canton reconsidéré

Passé à la loupe, l’ancien canton de Roquefort bénéficie lui aussi d’un regain d’intérêt. En effet, les archéologues y ont aujourd’hui recensé 186 sites contre seulement 8 en 1994. De la protohistoire à l’époque romaine, on y a trouvé pour l’heure quatre nécropoles et deux villas gallo-romaines auxquels s’ajoutent bon nombre de sites médiévaux, la plupart étant certainement occupés antérieurement.

Parallèlement à l’étude du mobilier, des études carpologiques (sur les fruits et les graines) montrent que le millet était cultivé en hiver, le seigle en été et que les glands, une fois torréfiés, devaient servir à faire de la farine.

Des résultats qui attestent de la constante occupation du pays de Roquefort dont la connaissance devrait s’affiner au fil du développement des recherches.

Lire l’article original