13 juin 2024

Michel Gabas a mis à l’honneur quatre élusates

EAUZE  Vendredi 14 juillet,  Michel Gabas tenait à honorer des élusates très engagés depuis longtemps et restés au service des élusates et des associations du village.  Les quatre honorés ont reçu la médaille de la ville d’Eauze ainsi que le diplôme de citoyen d’honneur de la ville. Les médailles étaient accompagnées d’un pot d’armagnac pour […] Lire l’article original

EAUZE

médaillés

 Vendredi 14 juillet,  Michel Gabas tenait à honorer des élusates très engagés depuis longtemps et restés au service des élusates et des associations du village.

 Les quatre honorés ont reçu la médaille de la ville d’Eauze ainsi que le diplôme de citoyen d’honneur de la ville.

Les médailles étaient accompagnées d’un pot d’armagnac pour les hommes et d’une composition florale pour les femmes.

Les quatre élusates sont :  Carmen Begel qui est engagée jusque dans sept associations et depuis de nombreuses années à la Croix Rouge.

Claudette Lasmènes qui est la cheville ouvrière de la Croix Rouge à Eauze.

Gilbert Dufrèche  qui est le président d’Eauze Olympique cyclo club depuis près de 50 ans 

Edouard Minguez qui est le président de la FNACA cantonale depuis, également, de nombreuses années voire décennies.

Lors de son discours du 14 juillet, Michel Gabas a rappelé les valeurs qui animent la France avec un bon passage de l’histoire nationale  et ses grands moments :

«  Il est des événements que la mémoire populaire ne saurait occulter ni l’instinct patriote annihiler. Voltaire avait écrit : « les hommes ont été, sont et seront menés par les événements ». Il avait raison celui qui, avec ses amis philosophes, avait dicté à la France une vision neuve pour une patrie régénérée.

      Oui, nous sommes guidés, la Nation tout entière est guidée, par des repères historiques qui épousent le destin de la France : il y eut le sacre de Reims, il y eut la volonté de Clovis d’une Nation unie, il y eut le désir passionnel et salvateur de Jeanne d’arc, il y eut les Lumières et les rois bâtisseurs, il y eut les guerres, les batailles et les victoires des temps ancestraux, et il y eut le 14 juillet 1790 !

Point de départ d’une nouvelle espérance pour un pays affaibli et désireux d’une énergie renouvelée pour donner au monde l’image d’un peuple ardent, rempli tout entier d’un sentiment mêlé d’engagement et de passion. « Rayonner sans agir c’est abdiquer » proférait Jules Ferry, c’est donc dans l’action et la détermination que le peuple de France avait eu pour ambition de reprendre sa destinée en main.

Le 14 juillet n’est pas un banal jour férié, il incarne bien plus qu’une journée chômée. Il commémore ce jour de liesse populaire où la République célèbre la Nation et où la Nation rend hommage à la République. Il fallait à la France un jour de communion nationale où monarchistes et républicains se retrouveraient autour d’un idéal patriotique et national commun dans la fin d’un 19e siècle marqué par les balbutiements des régimes successifs : Républiques, Restaurations et Empires. La France nouvelle naissait, elle recherchait alors le meilleur fonctionnement qui pourrait lui apporter l’équilibre et l’unité.

 Le rapporteur au Sénat du projet instituant le 14 juillet comme fête nationale des Français écrivait en 1880 :

« La journée du 14 juillet 1790 a été la consécration de l’unité de la France. Oui, elle a consacré ce que l’ancienne royauté avait préparé. L’ancienne royauté avait fait, pour ainsi dire, le corps de la France, et nous ne l’avons pas oublié ; la Révolution, ce jour-là, le 14 juillet 1790, a donné à la France conscience d’elle-même ; elle a révélé à elle-même l’âme de la France ».

Le corps et l’âme. Le 14 juillet, c’est donc cela : la réconciliation des Français. L’unité de la France autour de l’idée même de Nation et de Patrie ! Une France qu’on ne peut voler à son peuple. Une France rebelle et résistante. Une France qui transcende les clivages partisans. Une France qui s’incarne dans un passé, dans des paysages, dans un horizon.

Cette France nous devons la célébrer, la chérir, la chanter, la raconter à nos enfants, la vanter, la glorifier à nos voisins. La respirer, la vivre ensemble et pas seulement le 14 juillet.

Alors que nous célébrons cette année les 1000 ans de l’édification de l’abbatiale romaine du Mont-Saint-Michel et le 350e  anniversaire de la Mort du célèbre mousquetaire Gascon Charles de Bats Castelmore d’Artagnan, plus que jamais notre pays a besoin de tels symboles de solidité pérenne et de panache pour reconstruire son corps et son âme à une époque où les idéologies les plus folles viennent déconstruire tout l’héritage si beau et si grand que nous ont laissé nos aïeux et ce, depuis le plus profond des âges. Les nouveaux Robespierre n’assassinent plus physiquement mais torturent moralement des générations nouvelles qui, déracinées, ne savent plus à quelles valeurs s’accrocher sinon à des chimères d’un nouveau temps.

La France a besoin d’unité et de rassemblement après les émeutes que nous avons vu se dérouler dans notre pays ces dernières semaines. Pour ce faire, nous devrons redonner à nos enfants le sens et le goût du patriotisme français, non pas celui qui rétrécit les âmes et les comportements mais un patriotisme engagé et rayonnant qui donne au citoyen l’engouement de l’engagement et du service pour la nation. C’est la raison pour laquelle j’ai souhaité mettre à l’honneur quatre élusates fidèlement attachés à cet engagement associatif et qui doivent demeurer des témoins ardents auprès des jeunes générations. Ils recevront dans un instant la médaille de citoyen d’honneur de la Ville d’Eauze. Ils sont un exemple, ils sont un symbole de cet engagement salvateur.

 Mesdames Messieurs, des pierres millénaires du Mont-Saint-Michel en passant par le panache valeureux de D’Artagnan jusqu’à la grande fête de la fédération du 14 juillet 1790, notre passé ne cesse de constituer autant de fondation pour l’avenir de notre pays et nos existences. 

 « Rayonner sans agir, c’est abdiquer. » écrivait Ferry !

 Voilà une interpellation du passé qui ressurgit à chaque fois que notre pays est confronté à des choix, à des décisions majeures. A l’heure d’une grande ère de transition qui perturbe les esprits et les générations, rattachons-nous à ce qui a fait la grandeur de la France sans plonger dans la nostalgie, mais au contraire adossons-nous à tout ce chapelet millénaire d’églises, de cathédrales et de forteresses, à tout cette galerie d’illustres héros des temps éternels qui ont toujours agi pour que la France n’abdique jamais : à l’instar de Clovis, Jeanne d’arc, D’Artagnan, ou de Gaulle, parce que la France c’est aussi cela et ce, pour toujours, n’en déplaise aux dé-boulonneurs de statues !

Remerciements aux anciens combattants

 Vous tous, anciens combattants qui avez connu le doute et la douleur, qui avez touché du doigt la mort et qui avez cohabité avec la peur, vous n’avez pas reculé face à votre devoir, parce que vous savez ce que s’engager pour la patrie signifie. Vous êtes les témoins de cette France qui n’abdique pas. Vous êtes les derniers survivants des batailles menées sur le sol de France ou des anciennes colonies d’Afrique du Nord. Soyez-en remerciés et honorés au nom de toute la population élusate.

Remerciements   aux sapeurs-pompiers et forces de l’ordre 

 Pour terminer, je tiens à souligner l’engagement toujours intact des sapeurs-pompiers d’Eauze. Voilà plus de 100 ans qu’ils veillent sur notre ville. Autant de générations de héros anonymes qui connaissent, eux aussi, le sens du devoir et je les remercie du défilé motorisé qu’ils nous proposeront à l’issue de cette cérémonie.

Je voudrais également associer à ces remerciements l’ensemble des forces de l’ordre (Gendarmerie, Police nationale et Police municipale) qui œuvrent sans compter, et nous l’avons vu dernièrement encore dans notre pays, pour assurer notre sécurité et pour faire respecter la loi française. Un hommage également appuyé à tous les jeunes qui s’engagent dans ces différents corps mais aussi dans notre armée. Elle ne peut ni ne doit être galvaudée mais au contraire plus que jamais respectée. A l’heure où les forces de l’ordre sont malmenées dans notre pays, je tiens en votre nom à tous à leur exprimer toute la gratitude des habitants de notre ville.

J’invite les jeunes à s’engager dans les rangs des sapeurs-pompiers comme des forces de l’ordre ou de l’armée pour défendre notre nation et se mettre au service de nos concitoyens.

La France n’abdique pas quand sa jeunesse est debout, en mouvement pour défendre des idéaux d’unité et de liberté, enracinés dans son histoire et maître de son destin.

Le défilé du 14 juillet

 À l’issue de la cérémonie, les sapeurs-pompiers ont offert un défilé motorisé auxquels ils avaient convié les services d’ENEDIS et de la police municipale en l’honneur du travail collaboratif effectué lors des derniers gros orages.

 défilé

 défilé pompiers

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