2 décembre 2022

Défense de la forêt contre les incendies : “un système unique au monde”

SAINT-JUSTIN – LANDES

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Sophie Gaston, Nicolas Lafon et les commandants, chefs des 2 groupements du SDIS, Stéphane Poyau et Olivier Loustau (photos Jean-Marie Tinarrage)

Nicolas Lafon, président départemental de l’Union Landaise des associations syndicales DFCI (défense de la forêt contre l’incendie) a réuni à Saint-Justin, le mardi 1er mars, les présidents des ASA (associations syndicales autorisées) DFCI et les maires du secteur Est des Landes. Avec pour objet de rappeler les obligations et le rôle incombant à chacun (maire, DFCI et SDIS) avant un temps d’échanges.

96 % dus à l’homme

Le président Lafon et Sophie Gaston, vice-présidente, ont tout d’abord rappelé que 72 % du département (nord de l’Adour) était soumis aux aléas feux de forêt. Des risques amplifiés par les évolutions climatique, démographique (22 765 habitants de plus par an entre 2015 et 2020) et urbanistique (3 558 ha de plus par an sur la même période) faisant qu’il y a de plus en plus de personnes vivant en lisière de forêt.

Si les risques sont moindres qu’en Australie, Etats-Unis ou Portugal, “il faut rester humbles” dira Nicolas Lafon, puisque 96 % des départs de feux sont dus à l’homme. Et de dénoncer les comportements irresponsables, même si le système DFCI est “unique au monde” avec 60 000 propriétaires forestiers répartis en 240 associations et 4 unions départementales regroupées en une union régionale.

IMG_5447.JPGL’articulation des compétences entre ASA DFCI et mairies était précisée : entretien du réseau des pistes forestières (DFCI), obligations légales de débroussaillement (communes) ou garde du feu (surveillance par les maires et sur la durée des zones incendiées que les pompiers arroseront autant de fois que nécessaire).

Niveaux de vigilance

Enfin, les chefs des 2 groupements territoriaux du SDIS précisaient que 30 000 interventions sont effectuées chaque année par les 60 centres d’incendie et de secours maillant le département. Ils rappelaient la distinction entre niveaux de risques (à l’usage des pompiers) et niveaux de vigilance concernant les travailleurs forestiers et le grand public.

Il faut aussi savoir que les pistes DFCI ne sont pas dédiées au loisir (sauf celles intégrées dans les itinéraires de randonnée du Conseil départemental), et qu’en vigilance rouge et noire, tout accès en forêt est interdit.

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