11 avril 2021

Vidéo. Basket Landes : pour Céline Dumerc, “l’envie de continuer était plus forte”

Elle avait presque achevé sa tournée d’adieux.Ce ne sera finalement qu’un au revoir. Alors que cette saison 2020-2021 devait être la dernière, Céline Dumerc a finalement décrété que l’heure d… Lire l’article original

La retraite n’a pas encore sonné pour Céline Dumerc. L’inoxydable capitaine de Basket Landes (38 ans) a finalement accepté de rempiler pour une nouvelle saison, la 22e de sa carrière professionnelle

Elle avait presque achevé sa tournée d’adieux.Ce ne sera finalement qu’un au revoir. Alors que cette saison 2020-2021 devait être la dernière, Céline Dumerc a finalement décrété que l’heure de la retraite n’avait pas encore sonné , et fait le choix de rempiler pour une sixième saison avec Basket Landes. Ce sera sa 20e en Ligue féminine, sa 22e en tant que basketteuse professionnelle.

Dire qu’on l’avait vu venir serait mentir, car de son propre aveu, elle n’imaginait pas une seconde tourner casaque il y en encore quelques jours. Mais certaines de ses déclarations laissaient à penser qu’inconsciemment, elle n’avait jamais vraiment renoncé à repartir pour un tour.« C’est difficile pour moi de le formaliser, de le dire à voix haute, mais je crois que ça sera ma dernière saison », déclarait-elle en mai dernier. Toute la nuance était donc dans le « je crois ». « Je ne me prononcerai plus sur les durées. J’ai fait une erreur en annonçant ma retraite, je ne le ferai plus », promet-elle.

L’amour du jeu

Alors à quoi ou à qui doit-on que la recordwoman du nombre de sélections (262) en équipe de France (masculine et féminine confondues) ait consenti à prolonger sa carrière hors-norme ? À la flamme du jeu toujours aussi vive chez la Tarbaise de bientôt 39 ans (le 9 juillet), conjuguée avec la force de persuasion des dirigeants du club landais.

>> Retrouvez toute l’actualité de Basket Landes sur notre site

« Ça n’a pas été tout de suite clair dans ma tête, avoue-t-elle. Sincèrement, si Marie-Laure (Lafargue, la pdg), Pierre (Dartiguelongue) et Audrey (Laroix, deux des quatre vice-présidents) n’avaient pas débarqué chez moi pour me solliciter, je serais restée ferme sur mes positions.Je n’aime pas changer d’avis, j’étais bien dans mes baskets en me disant que j’arrêtais au mois de mai. »

Exposés autour d’un verre de vin rouge, les arguments des responsables du club ne vont pas mettre longtemps à faire exploser en mille morceaux les certitudes de la capitaine de Basket Landes.« Ça m’a forcé à me poser des questions, à mettre le pour et le contre dans la balance. Et dans la balance, l’envie de continuer était plus forte. »

Et puis pourquoi dire stop quand les feux sont au vert ? « En règle générale, un sportif décide de prendre sa retraite parce qu’il a perdu la motivation, que son corps ne suit plus, qu’il a un projet professionnel derrière, poursuit Caps. Hormis ma casquette de general manager de l’équipe de France féminine de basket-ball , ce n’est pas mon cas. J’ai toujours l’amour du jeu. Je ne pense pas que cette passion, ce désir me quitteront un jour. Du moment que j’ai le sentiment que je suis encore capable d’apporter des choses à l’équipe, pourquoi arrêter ? »

Repositionnée au poste 2 depuis deux saisons, l’ex-meneuse et capitaine des Bleues, vice-championne olympique 2012, se montre toujours exemplaire et performante (9 points à 39 % à 3 points, 3,3 rebonds, 3,8 passes décisives et 2,9 fautes provoquées pour 10,7 d’évaluation en 25 minutes) au sein du collectif de Julie Barennes, actuellement deuxième de Ligue féminine. « On vit tellement d’émotions cette saison avec cette équipe que je n’ai pas ressenti la moindre routine. Et puis le contexte est si particulier que j’avais même l’impression que c’était une première saison pour moi, alors que c’est loin d’être le cas (rires) ».

Le choix du cœur

Sa décision traduit aussi un engagement fort pour les couleurs de Basket Landes, qu’elle ne cesse de bonifier depuis 2016. « J’aime tellement ce club je m’y sens si bien que ça me tenait à cœur de pouvoir lui donner ce coup de main ! ». Ce choix du cœur, Céline Dumerc l’a pris en concertation avec sa famille, ses proches. « Très peu ont cherché à me dissuader, mais je ne vous donnerai pas les noms ». La Fédération française de basket, quant à elle, a accepté de l’accompagner dans cette étape en permettant de prolonger la transition vers sa reconversion auprès de l’Équipe de France féminine. « On va rester sur le même format que cette année, où je coifferais ma casquette de manager générale pendant les fenêtres internationales, en novembre et en février, ça n’impactera donc pas le club », insiste-t-elle.

En prolongeant sa carrière, Céline Dumerc s’offre enfin l’espoir d’une dernière danse, digne de ce nom et à la hauteur de sa légende. « Cette saison, dans tous les clubs où on est allé jouer, j’ai reçu beaucoup de considération et de cadeaux, que je ne pourrai malheureusement pas rendre, car je les ai déjà mangés ou bus. Je m’excuse, j’espère qu’ils ne m’en voudront pas trop. Quoi qu’il en soit, la saison prochaine, mon plus beau cadeau sera de pouvoir jouer devant des salles pleines. »

Lire l’article original