12 mai 2021

VIDÉO – Au large de Capbreton, ils passent plus d’une heure entourés de 80 cétacés

Pas moins de 80 globicéphales autour du bateau des membres de l’association Itsas Arima au large de Capbreton. Ce groupe de biologistes a eu le privilège d’observer de très près ces gros cétacés noirs, samedi. Un moment exceptionnel qui a duré plus d’une heure. Lire l’article original

C’était presque un océan de globicéphales autour de notre petit bateau” témoigne Aurore Toulot, présidente de l’association Itsas Arima – association qui étudie les dauphins et les baleines de la côte basque et landaise. 

Il faut imaginer la scène samedi dernier… Moteur du bateau coupé, une dizaine de globicéphales commencent à arriver, puis une vingtaine et jusqu’à 80 cétacés s’agglutinent autour du bateau

Du jamais vu pour les membres de l’équipage, peu habitués à voir autant de “globis”, le petit nom désignant ces cétacés de la famille des delphinidés (dauphins océaniques) avec une tête de forme globuleuse comme son nom l’indique. Leur curiosité et leur sociabilité les poussent à évoluer dans le sillage des navires, d’où ce surnom de “dauphins pilotes”. Long de 5 à 8 mètres, lourd de 2 à 3 tonnes, le globicéphale noir, comme nombre de dauphins, est en effet éminemment sociable. Sa vie est celle du groupe, souvent composé de plusieurs dizaines d’individus. A ses heures d’oisiveté, c’est en groupe qu’il se laisse flotter à la surface, favorisant ainsi l’observation. 

Les globicéphales sont présents dans le Golfe de Gascogne à partir du printemps. Ils remontent d’Espagne et se nourrissent de céphalopodes tels que les calmars ou les seiches présents en abondance au niveau du Gouf de Capbreton.

C’était un instant magique, le temps était suspendu, personne ne parlait et on profitait de ce moment exceptionnel” ajoute la présidente d’Itsas Arima. Si l’observation de globicéphales est relativement habituelle en cette période, leur nombre, la durée et l’interaction entre les membres de l’équipage et les cétacés sont tout à fait exceptionnels. 

On ne savait plus qui observaient qui.

Les “globis” étaient parfaitement en confiance devant leurs cinq observateurs médusés.Ce qui est vraiment exceptionnel, c’est l’interaction que nous avons eue avec eux. Ils sont restés autour du bateau à nous regarder, on se regardait mutuellement […] et au bout d’un moment, on ne savait plus qui observaient qui” raconte Aurore Toulot avant d’ajouter “Ils vocalisaient, ils parlaient entre eux. Ils avaient l’air aussi intéressé que nous“.

Cette incroyable symphonie laissera un souvenir indélébile aux privilégiés. “Les vocalises de globicéphales sont vraiment très chantantes, ça fait vraiment des bruits comme des chants d’oiseaux. Ce sont des bruits dans les hautes fréquences, assez aigus […] alors on s’est tu, on a ouvert grand nos oreilles et on a écouté ces sons qui nous transpercent le corps et l’âme

On vous laisse faire de même en regardant cette vidéo publiée par l’association Itsas Arima.

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