30 juillet 2021

Vaccination obligatoire : cette aide-soignante landaise préfère rendre la blouse

Emmanuel Macron a annoncé la vaccination obligatoire pour les personnels soignants, lundi 12 juillet. Magalie, une aide-soignante landaise, préfère rendre sa blouse qu’être vaccinée. Lire l’article original

Emmanuel Macron a annoncé lundi la vaccination obligatoire pour les personnels soignants et non soignants des hôpitaux, cliniques, Ehpad et maisons de retraite, ainsi que pour les professionnels et bénévoles auprès des personnes âgées, y compris à domicile. Les personnes concernées “auront jusqu’au 15 septembre pour se faire vacciner” et après cette date seront mis en œuvre “des contrôles et des sanctions”, a-t-il ajouté dans une allocution à la télévision. 

Les personnels soignants qui ne seront pas vaccinés au 15 septembre “ne pourront plus travailler et ne seront plus payés”, a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran, après l’annonce d’Emmanuel Macron, lundi 12 juillet.  

“Je ne me ferai pas vacciner, je ne suis pas d’accord”

Magalie, aide-soignante depuis 18 ans dans un Ehpad à Saint-Vincent-de-Paul dans les Landes, refuse de se faire vacciner. Elle préfère encore rendre sa blouse. “C’est une grosse atteinte à la liberté individuelle ! Ce n’est pas parce qu’on est soignants qu’on a offert notre corps et notre santé à autrui, s’insurge Magalie. Nous sommes les seuls à pouvoir disposer de notre corps, surtout à titre de vaccination expérimentale.”

Cette aide-soignante espère que des manifestations en soutien aux soignants et contre la vaccination obligatoire auront lieu. “Nous allons faire étape par étape, d’abord nous rassembler, ensuite nous irons en justice et si jamais ça ne suffit pas, j’arrêterais cette profession, qui est ma vocation, pour repartir vers un nouveau métier”, poursuit Magalie. 

Si elle se voit obligée de se faire vacciner, elle demandera à son employeur de la licencier pour faute. “J’irai jusqu’au bout, je ne me ferai pas vacciner, je ne suis pas d’accord, insiste l’aide-soignante. Je ne peux pas accepter d’offrir ma santé à une expérimentation qui n’a pas fait ses preuves, sous prétexte que je suis soignante et qu’on me fait culpabiliser sur mon degré de responsabilité auprès des personnes vulnérables.”

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