25 février 2021

Vaccination dans les Landes : « un décalage » entre communication et réalité selon le Département

Lors de la session exceptionnelle de lundi, au Département, les élus ont dressé un premier bilan de la campagne de vaccination, qu’ils jugent insatisfaisante. Des oreilles ont dû siffler. Lundi 25 janvier, lors de la session exceptionnelle au Conseil départemental, les élus sont revenus sur la campagne de vaccination qui… Lire l’article original

Des oreilles ont dû siffler. Lundi 25 janvier, lors de la session exceptionnelle au Conseil départemental, les élus sont revenus sur la campagne de vaccination qui a démarré dans les Landes.

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7 749 personnes vaccinées sur 416 00 Landais

Chiffres à l’appui, le président de la commission des affaires sociales, Paul Carrère, a estimé que l’autosatisfaction n’avait pas lieu d’être. « Au 24 janvier, il y avait 7 749 vaccinés dans les Landes : 2 385 dans des Ehpad, 3 500 soignants et environ 1 600 personnes de plus de 75 ans. Je sais bien que le problème d’approvisionnement du vaccin est européen, voire mondial, mais je rappelle qu’il y a 416 000 habitants dans le département », a lancé l’élu morcenais. Et d’ajouter : « On ne peut pas être satisfait d’une situation qui n’est pas satisfaisante. »

« Autosatisfaction »

Le conseiller départemental estime qu’il y a « un décalage » entre la communication faite et la réalité de la vaccination sur le territoire. « Quand on entend le ministre de la Santé ou, localement, la préfète des Landes et le directeur de l’ARS s’exprimer, on a l’impression qu’on vaccine à tour de bras. On ne peut pas dire qu’on est content quand ce n’est pas bien fait, c’est une forme de malhonnêteté intellectuelle. »

Le président du Département, Xavier Fortinon, ne dit pas autre chose :

« Ce qui m’agace, c’est l’autosatisfaction de certains. Les plus de 75 ans, dans les Landes, c’est 50 000 habitants. Au bout d’un mois de vaccination, on en est à 7 500 environ. Quand on voit le chemin devant nous, on ne peut pas s’en satisfaire. »

L’assemblée a tenu également a rappelé, au cours du débat, qu’une vingtaine de soignants (infirmières, médecins) a été mis à disposition des services de l’État, ainsi qu’une soixantaine d’agents administratifs, en direction des centres de vaccination.

Enfin, concernant le public vulnérable de plus de 75 ans, le Département a accordé, comme ses compétences le lui permettent, la possibilité aux Services d’aide et d’accompagnement à domicile (Saad) de conduire ces personnes aux centres de vaccination. « Une partie de la population n’est pas en mesure de s’assumer, il faut donc rendre possible leur transport, que ça soit par une aide ménagère ou la mise en place d’un minibus ou d’un taxi. »

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