18 octobre 2021

Usine Darbo à Linxe (40) : le combat judiciaire des anciens salariés continue

C’est un nouveau coup dur pour les anciens salariés de l’usine Darbo de Linxe, fermée en 2016, après des mois de lutte sociale. Alors que le conseil des Prud’hommes de Dax avait condamné en juillet 20… Lire l’article original

Par Aude Courtin – a.courtin@sudouest.fr

La cour d’appel de Pau a débouté les anciens salariés sur une notion de droit social. Une autre procédure va pouvoir redémarrer à Dax

C’est un nouveau coup dur pour les anciens salariés de l’usine Darbo de Linxe, fermée en 2016, après des mois de lutte sociale. Alors que le conseil des Prud’hommes de Dax avait condamné en juillet 2019 les sociétés Sonae et Gramax à verser des indemnités aux anciens ouvriers sur une notion de droit social et du travail, la cour d’appel de Pau a rendu un délibéré jeudi 16 septembre infirmant ce jugement.

« Nous avons été déboutés, je vais examiner la décision, mais on va se pouvoir en cassation », indique Me Fiodor Rilov, avocat des anciens salariés. « On va continuer à se bagarrer, ajoute-t-il. Il est hors de question qu’on recule d’un centimètre. Je suis encore plus déterminé à faire condamner les différentes structures protagonistes dans cette affaire » qui avait mené au licenciement des 130 salariés, une catastrophe sociale dans la commune.

« Fraude »

Une nouvelle étape est attendue désormais devant le tribunal de Dax. « Maintenant que la cour d’appel a rendu un jugement sur le fondement du code du travail », le tribunal judiciaire de Dax qui avait décidé de suspendre une procédure en attendant cette décision « va pouvoir reprendre celle sur le fondement du code civil » et « examiner la dénonciation de fraude contre les repreneurs allemands Gramax et contre le groupe portugais Sonae ».

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« Même si on est évidemment extrêmement déçus aujourd’hui, nous allons concentrer la totalité de nos efforts pour obtenir la condamnation de ces deux entités à Dax. Il est encore possible que cette bataille judiciaire se solde par une réussite », conclut MFiodor Rilov, habitué des grands combats de luttes sociales. Lui qui est aussi l’avocat des anciens salariés de Goodyear, Continental et Bridgestone, entre autres.

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