13 avril 2021

Une Landaise lègue son auberge familiale et quatre appartements à sa commune

Décédée en avril 2019, une habitante de Onesse-Laharie a légué son auberge familiale et quatre appartements à sa commune. Elle a demandé à la mairie de faire de ces logements des lieux de résidence pour les femmes victimes de violence conjugale. Une vraie fierté pour le maire du village. Lire l’article original

C’est un legs qui a peu surpris le maire de cette petite commune. A Onesse-Laharie, dans les Landes, une habitante a légué son auberge familiale et quatre appartements à la commune, à sa mort. Dans son testament, elle a indiqué qu’il fallait que son auberge continue d’accueillir des pèlerins et que les appartements soient consacrés au logement de femmes victimes de violences conjugales. Une volonté que souhaite respecter la mairie.

Une femme au caractère bien trempé

En avril 2019, alors que Roselyne a un peu plus de 50 ans, elle tombe malade et rédige son testament. Sans enfant, elle décide de léguer à sa commune son auberge familiale, tenue par sa famille depuis quatre générations, mais aussi sa forge et une maison qui regroupe quatre appartements. 

Un don qui a un peu surpris le maire de la commune, surtout que cette habitante n’entretenait pas des relations cordiales avec tous les habitants d’Onesse-Laharie. “Roselyne avait un fort caractère, sourit Frédéric Pradère, le maire. Disons qu’elle choisissait les gens avec qui elle s’entendait.” Et pourtant, à la surprise générale, juste avant de mourir, Roselyne décide de tout léguer à sa commune.

C’est rare les gens qui pensent au bien-être de tout leur village – Le maire de la commune

Une manière, selon le maire, de témoigner finalement de son attachementà Onesse-Laharie : “Ce legs c’est pour la commune mais aussi pour tous les habitants, c’est rare les gens qui pensent au bien-être de tout leur village. C’est une façon pour Roselyne d’adoucir les mœurs et les relations qu’elle pouvait avoir avec certains habitants.

Des appartements pour les femmes battues

Dans son testament manuscrit, Roselyne a indiquédes consignes à suivre : elle souhaite que son auberge continue à accueillir des ”pauvres comme des riches“, qu’elle soit tenue par “un professionnel“, et surtout qu’elle reste unlieu de repos pourles pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Quant à ses quatre appartements, elle demande à la mairie de les réserver à des femmes victimes de violences conjugale. Le maire de la commune assure avoir contacté une association. Pour l’auberge, la mairie souhaite entreprendre des travauxavant de la rouvrir au public. L’auberge, unique dans le village, est fermée depuis la mort de Roselyne.

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