16 septembre 2021

Un temps menacée, la brigade anti-criminalité de Dax est maintenue

Les départs non remplacés de deux membres de la BAC de Dax ont menacé la pérennité de cette unité. Finalement, une réorganisation en interne permet de maintenir la brigade anti-criminalité. Mais les syndicats s’inquiètent d’une solution seulement temporaire selon eux. Lire l’article original

C’est un premier soulagement pour les syndicats de police à Dax. La brigade anti-criminalité va pouvoir continuer de mener à bien ses missions. Sur six membres de la BAC, deux avaient quitté les effectifs et n’avaient pas été remplacés, mettant en péril l’avenir de cette unité. L’inquiétude concernait particulièrement les missions de nuit.

Une réorganisation en interne a été actée pour permettre à la ville de Dax de compter sur la BAC. Le résultat d’une mobilisation des syndicats qui ont alerté sur la situation.“Le but de la manœuvre était d’assurer la sécurité de nos collègues de nuit car ils ne sont pas très bien lotis en effectif et ça passait obligatoirement par le maintien de la BAC”, confirme Bruno Halloucherie, secrétaire départemental UNITE SGP Police. 

Vers une solution plus pérenne

Pour travailler au sein de la brigade anti-criminalité, les agents doivent avoir suivi des formations avec des habilitations spécifiques. D’où la difficulté d’y affecter de nouvelles personnes. “En plus des missions de sécurité publique, ils ont aussi des missions de lutte contre la délinquance”, poursuit Bruno Halloucherie. Un travail complémentaire des brigades de nuit “qui assurent les missions de police secours comme les accidents de la route, les tapages, les différents familiaux”. En cas de nécessité, la BAC vient en soutien aux brigades de nuit, une fonction essentielle. “Si jamais les interventions des collègues sont un peu plus périlleuses ou demandent un peu plus de soutien logistique ou de renfort d’hommes, ils se déplacent à leurs côtés et interviennent ensemble”, précise le secrétaire départemental UNITE SGP Police.

Il s’agit d’une solution transitoire satisfaisante pour le moment car elle permet de sauver la BAC, mais elle n’est pas pérenne

Cette solution nécessite donc une réorganisation interne en termes de cycle de travail et un système de rotation voire de mutation avec le commissariat de Mont-de-Marsan. “Il s’agit d’une solution transitoire satisfaisante pour le moment car elle permet de sauver la BAC, mais elle n’est pas pérenne” souligne Bruno Vincendon, secrétaire zonal adjoint Nouvelle Aquitaine Alternative Police CFDT. Les deux responsables syndicats s’accordent donc à dire que cette solution n’est que temporaire. Alternative Police CFDT insiste pour maintenir la demande qui n’a pas abouti pour le moment, c’est-à-dire flécher les prochains postes que pourrait obtenir le commissariat de Dax avec des profils habilitation BAC.  De son côté, Bruno Halloucherie conclut : “Il faut continuer à œuvrer pour obtenir éventuellement des renforts et pérenniser ces deux équipes”.

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