15 avril 2021

Un an après le confinement : “La deuxième vague ? On a pris une claque”, témoignent ces infirmières landaises

Ce mercredi 17 mars, un an après le premier confinement, Céline et Coralie, infirmières au service Covid-19 de l’hôpital de Mont-de-Marsan, font le bilan. Si la première vague a été éprouvante pour les deux soignantes, c’est surtout la deuxième qui a été difficile. Lire l’article original

Il y a un an, la France se confinait. Ce mercredi 17 mars, le service Covid-19 de l’hôpital de Mont-de-Marsan voit toujours de nombreux patients défiler. “Depuis le début de la deuxième vague, ça n’arrête pas”, témoignent Céline et Coralie, infirmières au service depuis le début de la crise sanitaire. France Bleu Gascogne publie leurs témoignages à l’occasion de la journée spéciale de France Bleu “2020-2021 : 12 mois avec le coronavirus qui ont changé nos vies”.

“On vivait Covid H24”

On allumé la télé, il y avait le Covid, liste Céline, on parlait, c’était Covid. On était confiné, c’était à cause du Covid. En fait, on vivait Covid H24.” La première vague a été éprouvante pour les deux soignantes mais c’est la deuxième vague qui a été la plus dur. “On a pris une claque”, lâche Coralie.

La première vague, on était une infirmière et une aide soignante pour cinq patients Covid, raconte Céline. Deuxième vague, on s’est retrouvé à une infirmière et une aide soignante pour sept à neuf patients Covid. La nuit, des fois, c’était les 14 patients.

Si les soutiens, les cadeaux – lors du premier confinement – ont fait du bien, “agréable, hyper touchant”, les hommages successifs aux soignants ont pu agacer. “Moi, ça me fait rire parce qu’en attendant, on est toujours là, on manque toujours de moyens matériels et humains“, assure Céline.  “Ça n’a rien changé, mais rien du tout“, poursuit Coralie. “J’ai même l’impression que ça a empiré“, renchérit sa collègue.

On va le voir ce bout du tunnel

La deuxième vague ? “Elle ne s’est jamais arrêtée”, selon elles ; les jours se suivent et se ressemblent, les patients défilent. Malgré tout, les deux infirmières tiennent bon : “Ça ne sera pas demain mais on va le voir ce bout du tunnel”, sourit Céline.

C’est la complicité, l’entraide entre soignants qui les font tenir encore aujourd’hui. “Je bosse sans problème dans cette unité Covid, conclut Céline, on me demande demain, je re-signe.”

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