21 avril 2021

Un an après le confinement : Emmanuelle, hôtesse de caisse, “On a juste fait notre métier”

Il y a un an, face à la pandémie de coronavirus, la France était confinée. Nous avons tous rencontré des gens qui se sont mobilisés durant cette période pour aide. Ce sont nos héros des territoires. France Bleu Gascogne a rencontrée Emmanuelle, hôtesse de caisse à Dax. Lire l’article original

Parmi ceux qui poursuivent leur activité ce 17 mars 2020, Emmanuelle, hôtesse de caisse à Dax depuis 22 ans, prend son poste comme chaque matin. “On prenait ce virus à la légère, les Landes étaient peu touchées . Mais ce premier confinement nous a fait comprendre que la situation était sérieuse” se remémore Emmanuelle. Elle continue pourtant de travailler. En bonne santé, elle prend sa caisse tous les jours et voit apparaître, gel hydroalcoolique, plexiglas et masques dans son quotidien. Un an après ce premier confinement, ce mercredi 17 mars 2021, à l’occasion de la journée spéciale de France Bleu “2020-2021 : 12 mois avec le coronavirus qui ont changé nos vies”, nous avons discuté avec elle de cette année si particulière qui vient de s’écouler.

Pas de héros juste un nouveau quotidien 

Un an après, nombreux sont ceux qui qualifient les hôtesses de caisse de “héros du quotidien”, car comme d’autre, éboueurs, aide à domicile, soignants, ils ont continué d’exercer pour maintenir les services minimums. Emmanuelle connaît l’expression, mais elle ne se considère pas comme une héroïne. “On a juste fait notre métier. Les gestes étaient les mêmes, notre quotidien n’a pas été profondément modifié. Et puis surtout on ne faisait pas face au virus comme les soignants !” Pour elle, pas d’héroïsme juste son métier. Oui, elle a eu peur quelques fois, quand elle a vu ses clients prendre le premier prétexte pour se rendre en magasin, ne pas respecter les mesures barrières, quand Aïcha ,cette collègue de Seine-Saint-Denis, a succombé au virus. Puis, son enseigne l’a équipée de gel hydroalcoolique, de masques, de visières, de plexiglas. Progressivement, le calme est revenu. Certains clients leur ont offert une poche de bonbons un matin, un soir à la fermeture une boite de gâteaux, des sourires, des “mercis” et  Emmanuelle s’est rassérénée.

Heureuse de continuer à travailler

Oui, j’ai eu peur, mais franchement, j’étais contente d’aller travailler. Ça fait 22 ans que je fais ça, j’aurais été malheureuse de ne pas pouvoir y aller et de rester là à attendre comme tout le monde.” Sourit  Emmanuelle. Elle se rappelle combien ce moment l’a soudée davantage à ses collègues.  ” Ce sont plus des amis que des collègues, alors on s’est serrée les coudes quand le moral flanchait. On se racontait des anecdotes, des blagues, on se partageait les petits cadeaux des clients, et on a tenu comme ça.” Aujourd’hui, le virus est encore là, les masques et le plexiglas aussi, mais les craintes se sont dissipées, les gens se sont habituées et Emmanuelle continue de tenir sa caisse.
 

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