27 février 2021

Trois commerciaux jugés pour avoir démarché et arnaqué des retraités landais

Ce mardi, le tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan rendra sa décision concernant trois commerciaux. Entre 2012 et 2013, ils ont abusé de plusieurs Landais en leur vendant des marchandises : chaudière, fenêtre, porte blindée. Le tout en abusant de leur confiance, et en signant de faux contrats. Lire l’article original

Vous avez peut-être déjà reçu la visite de commerciaux qui sonnent à votre porte pour vous vendre des marchandises en tout genre : chaudières, porte-fenêtre, climatisation… et bien attention aux arnaques. Mardi 23 février, le tribunal correctionnel Mont-de-Marsan rendra son jugement concernant trois hommes accusés de multiples abus de faiblesses, fraudes et démarchages abusifs. Trois hommes qui ont forcé la main d’une petite dizaine de Landais entre 2012 et 2013, entre Saint-Perdon, Roquefort, Bégaar ou encore Mont-de-Marsan.

Les commerciaux sonnaient chez des retraités et des personnes seules

Ces commerciaux, âgés de 34 à 39 ans, travaillaient pour une réelle entreprise, Huis Clos, mais en ont profité pour vendre tout et n’importe quoi, à des prix exorbitants, et de “manière très agressive” selon un des avocats des victimes. Leur technique était simple : se rendre chez des personnes vulnérables, des retraités, des personnes vivantes seules, et leur vendre la toute dernière chaudière.

Les trois commerciaux, très insistants, arrivent à vendre leur marchandise, mais incitent les victimes à dépenser encore plus d’argent : ils arrivent à les convaincre qu’il faut aussi investir dans l’isolation de toute leur maison. Ils réussissent alors à faire acheter des fenêtres à un couple, une porte blindée à un autre, et même des volets à près de 15 000€. Les commerciaux réalisent même de faux documents et signent parfois à la place des victimes des contrats de vente.

Des crédits à la consommation, et des dossiers de surendettement

Pour payer ces sommes astronomiques, les clients font des crédits à la consommation, et certains déposent même des dossiers de surendettement auprès de la Banque de France. Les commerciaux, eux, s’enrichissent : ils sont payés à la commission alors plus ils vendent de marchandises, plus ils touchent d’argent.

Ils ont écumé le département en ciblant les victimes, et ils les ont lessivés“, raconte un des avocats. Les victimes se trouvaient entre Saint-Perdon, Roquefort, Bégaar ou encore Mont-de-Marsan. Les préjudices financiers sont énormes : 40 000 euros pour des victimes, jusqu’à 87 000 € pour d’autres. 

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