16 septembre 2021

Toros en Dax, Luque comme une incantation

Après la très bonne feria d’aout, rideau sur temporada à Dax ces deux jours avec programme alléchant. Et du formidable, en conclusion. Lire l’article original

Les arènes du parc Théodore -Denis proposaient ce samedi corrida des  toros vedettes de Pedraza de Yeltes pour Morenito de Aranda, Thomas Dufau et Noé Gomez del Pilar, globalement décevante si ce n’est par la tauromachie classiquement vertueuse de Morenito de Aranda et l’engagement vertueux de Gomez del Pilar. Par contre final de très haute volée ce dimanche. Dernière corrida de la saison dacquoise : mano a mano  de luxe, Daniel Luque, Andrès Roca Rey pour les toros de Victoriano Del Rio.

Roca Rey coupe trois oreilles, Luque quatre, les deux « disestros » sortent en triomphe par la grande porte du parc Théodore-Denis. Final en apothéose ! 

Luque, magistral !
Luque, magistral ! © Radio FrancePab

Au sixième et dernier toro de la saison dacquoise Andrès Roca Rey a tout fait. Le péruvien ne voulait pas sortir à pied. Il a donc élevé son toreo fait de puissance pour tenter de tutoyer la grâce qu’avait incarnée avant lui Daniel Luque. Roca Rey s ‘impose à la volonté, au savoir, au pouvoir. Mais avant… avant, il y a Luque. L’andalou majuscule, proche du génie, marche sur l’eau. Il est messie taurin. Depuis un an, deux ans, trois ans. Meilleur torero de la décennie en cours et de celle qui s’est achevée. Quatre oreilles, mais au diable les comptes et les trophées. Un triomphe. Absolu. Et il l’est ! Le peuple debout pour saluer deux volcaniques performances. La faena de Luque au cinquième Victoriano del Rio est une incandescence, la douceur dans l’autorité, la volupté dans la décision. Tout est si facile, limpide, accompli, tout semble si simple. C’est magistral ! Et en plus de cela les deux toreros face à un lot de Victoriano del Rio pas favorable, pas bon, sottement noble mais sans volume, sans intensité. Le feu vient de Roca Rey. Mais l’incendie né de la muleta de Luque. Dax termine sa saison dans une apothéose au crépuscule de lumières qui ne vont pas s’éteindre avec l’automne. Tant l’empreinte de cette temporada a été forte.

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