11 avril 2021

Sud Landes : Adishatz et la friche Adidas, la bonne blague

« On veut déstabiliser les gens avec cette date, qu’ils se posent des questions », souriait Jean-Luc Lagrave, cofondateur d’Adishatz. Il a réussi son coup puisque son annonce du rachat de la f… Lire l’article original

La marque de prêt-à-porter installée à Capbreton a annoncé le rachat de la friche Adidas de Saint-Vincent-de-Tyrosse ce jeudi 1er avril. Le poisson a mordu

« On veut déstabiliser les gens avec cette date, qu’ils se posent des questions », souriait Jean-Luc Lagrave, cofondateur d’Adishatz. Il a réussi son coup puisque son annonce du rachat de la friche Adidas, située en plein centre-ville de Tyrosse, était raccord avec la date du jour : jeudi 1er avril.

Ce rachat aurait rendu possible la volonté du « tout intégré » d’Adishatz, qui délocalise pour l’heure certaines étapes de la confection de vêtements, notamment au Portugal. Le but pouvait donc être, à terme, de « redispatcher notre savoir-faire dans les Landes » et de « devenir le spécialiste de la mode écoresponsable sur le territoire », affirmait le plus sérieusement du monde, le co-fondateur de la marque avec son frère Laurent.

Un vrai projet à Saint-Perdon

« Une bonne chose », saluait le maire de Saint-Vincent-de-Tyrosse, Régis Gelez, visiblement de mèche. Actuellement, la marque landaise emploie environ 25 personnes.

Le rachat de la friche aurait pu permettre d’embaucher, « peut-être 35 à 45 personnes dans le design, la création, la découpe de tissu, la modélisation, la couture, la sérigraphie, etc. ». Adishatz ambitionne même de « créer une filière de formation en interne », complète Jean-Luc Lagrave.

Un projet pas complètement fictif puisque le même Jean-Luc Lagrave évoquait une nouvelle installation au nord du département en août 2020 : « Un nouvel atelier est en construction à Saint-Perdon, là où nous avions trouvé la main-d’œuvre de renfort pour la confection des masques, et qu’on compte en garder un petit pourcentage dans la production, il était logique de continuer de faire vivre les machines et d’embaucher. 15 personnes vont donc signer un contrat à durée indéterminée (CDI) et sont actuellement formées à un travail de confection plus poussé ».

À l’arrivée, le projet de l’avenir des friches reste assez flou. En attendant, Régis Gelez pourra toujours rappeler les frères Lagrave pour y construire un cabaret d’humour.

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