15 avril 2021

Stade Montois tennis : disparition de Gilles Gauchou, “un dirigeant passionné et respecté”

Triste période pour le Stade Montois tennis. En un peu moins de deux semaines, le club vient de perdre de ses membres. Si Marion Aubert , jeune militaire de 24 ans renversée par une voiture da… Lire l’article original

Triste période pour le Stade Montois tennis. En un peu moins de deux semaines, le club vient de perdre de ses membres. Si Marion Aubert , jeune militaire de 24 ans renversée par une voiture dans l’enceinte de la BA 118 alors qu’elle faisait son jogging, n’avait rejoint la structure qu’en 2020, pour renforcer l’équipe première en N3, Gilles Gauchou, lui, en était une figure éminente et respectée.

Disparu brutalement d’un œdème cérébral mercredi à l’âge de 70 ans, il avait débuté sa « carrière » de dirigeant en tant que membre du bureau de la section. Fonction qu’il occupera pendant huit ans, avant d’en assurer la présidence de 1995 à 2009.

Durant les deux septennats de ce spécialiste des produits pétroliers, le tennis jaune et noir va connaître de belles années. Notamment grâce à l’open ITF 25 000 dollars qui jusqu’en 2013 ans va attirer à la fin du mois de juin la fine fleur des jeunes tenniswomen internationales sur l’ocre de la Hiroire.

« C’était une époque où le tennis montois était en vogue »,

La présidence de Gilles Gauchou sera aussi celle de l’aménagement de trois courts « tout temps », favorisant une pratique à l’année et de nombreux autres projets structurels. « C’était une époque où le tennis montois était en vogue », souligne Carine Maisonnave, ex-capitaine emblématique de l’équipe fanion du club et aujourd’hui coprésidente de la section avec Patrick Bergaire.

Gilles Gauchou passera la main à son vice-président, Pierre Bérard, en 2009. Il a alors 60 ans. Le début d’une deuxième vie associative, auprès du Stade Montois omnisports cette fois, dont il était l’un des quatre vice-présidents. « Il s’est beaucoup impliqué dans des projets d’envergure, comme le « Sud Ouest » Mounride, le Marathon des Landes, mais aussi des sujets plus délicats, comme la communication, les ressources humaines ou immobilières de l’association, la refonte des statuts… Son expérience était précieuse.»

Au-delà de son investissement bénévole sans faille, Gilles Gauchou était un « homme calme, posé, méthodique, qui savait fédérer ses équipes et leur insuffler son énergie. » Passionné, dévoué, bienveillant et tourné vers l’autre, il était de ceux dont la parole comptait. « Quand on a repris la présidence en janvier, on a beaucoup échangé sur la façon de travailler en équipe, l’importance de déléguer, etc », se souvient Carine Maisonnave.

« Récemment, il nous avait aussi conseillés, encouragés et soutenus dans le projet de salle couverte sur lequel travaille la section. Il était toujours très présent. Il n’habitait pas loin de la Hiroire, il passait souvent nous faire un coucou au tennis. Dimanche encore, je l’avais croisé en train de promener son chien autour des installations. »

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