30 juillet 2021

Régionales en Nouvelle-Aquitaine : le président sortant Alain Rousset (PS) “pas surpris” de sa large avance

Le président socialiste sortant Alain Rousset termine largement en tête de ce premier tour, avec un score équivalent à celui de 2015. Il n’exclut pas pour autant de s’allier avec l’EELV Nicolas Thierry – lui aussi qualifié – afin de s’offrir un second tour plus confortable. Interview. Lire l’article original

Alors que la liste menée par Alain Rousset est créditée de 30.99 % des voix en Nouvelle-Aquitaine, suivie par celle d’Edwige Diaz (19.17 %) et que l’abstention atteint des records, comme dans toutes les régions de France, le président socialiste sortant de Nouvelle-Aquitaine réagit ce dimanche, au soir du premier tour des élections régionales.

France Bleu Gironde : Vous étiez donné derrière le Rassemblement National, vous êtes finalement à 10 points devant. Avez-vous été surpris par ces résultats ?

Alain Rousset : Non pas tant que ça, je pensais que tout le travail qui avait été fait et le contact humain, qui est ma marque de fabrique avait payé. De la même manière, il y a eu une forme de sursaut républicain, même s’il y a eu beaucoup d’abstention… Je ne me voyais pas en tous cas derrière le Rassemblement National, j’en aurais été blessé !

Vous parlez de sursaut républicain mais deux électeurs sur trois ne se sont pas déplacés aux urnes ?

Alors, oui il y a un problème de participation, ce qui montre que nous avons un travail d’éducation à faire, mais aussi de changement législatif. Ce n’est pas normal que nous soyons le seul pays on le vote par correspondance ne soit pas développé. Faut-il par ailleurs maintenir le vote le dimanche ? Sans aller jusqu’au vote obligatoire, on a une réflexion à avoir.

Allez vous discuter avec Nicolas Thierry (EELV) pour le second tour ou est-ce exclu ?

Non ce n’est pas exclu ! Nicolas Thierry est mon vice-président, il a été mon collaborateur pendant longtemps. Je suis simplement gêné par certaines positions radicales concernant la transition écologique. Il faut que nous soyons patients, pédagogues et que nous expliquions beaucoup les choses. Vous ne pouvez pas demander à des agriculteurs de passer d’une forme de travail à une autre sans les accompagner. C’est la confiance que je peux avoir avec le monde agricole qui se joue, et cette confiance je dois la mériter et ne brusquer personne.”

Ça veut dire que vous pensez avoir besoin de lui ?

Moi j’ai besoin de tout le monde, j’ai besoin de lui et des autres ! Je suis quelqu’un du rassemblement, donc je ne vais pas changer y compris à mon âge !

Lire l’article original