7 mai 2021

Recrudescence des vols de GPS dans les Landes

La dernière victime est un agriculteur de Saint-Martin d’Oney. Dans la nuit du 16 au 17 février, deux antennes GPS lui ont été dérobées sur son exploitation. Il est le dernier d’une longue liste de vols, débutée en janvier 2021. Lire l’article original

Y en a pour 6000 euros !” fulmine Xavier Martin. 

Dans la nuit du 16 au 17 février, des voleurs se sont introduits sur son exploitation et ont dérobé deux antennes GPS installées sur ses tracteurs. Bilan de la nuit : 6000 € de préjudice pour l’exploitant et pas la moindre piste pour la gendarmerie. Pas un bruit dans la nuit, quelques traces de pas boueux dans les cabines de tracteurs, mais rien de plus. 

Des vols depuis début janvier

L’exploitant se sent impuissant malgré son dépôt de plainte. “On va devoir installer des caméras partout, se demander si on quitte le site chaque fois qu’on a à faire ailleurs … Ça nous mine et ça engendre des dépenses dont on n’avait vraiment pas besoin” se désole-t-il.

Xavier Martin emploi le “nous” car dès qu’un agriculteur est volé, ses collègues sont informés par texto. C’est le système Agri 40. Le commandant Langellier du groupement de gendarmerie des Landes l’a activé à la suite du vol de Saint-Martin-d’Oney. 

Alertés par textos 

On déclenche l’envoi de SMS quand on est face à des actes sériels. On a recensé une dizaine de vols de GPS depuis janvier 2021. Il ne s’agit pas de faire naître l’angoisse, seulement de les prévenir, pour que les agriculteurs se prémunissent. ” explique le gendarme. Ainsi ce sont 180 agriculteurs qui reçoivent un SMS les prévenant de vol de matériel agricole technologique. 

Un trafic organisé

Déjà en 2019, ce phénomène de vol de GPS agricole avait nécessité l’intervention de l’Office centrale de lutte contre la délinquance itinérante. L’Office avait révélé des groupes organisés, souvent originaires de Lituanie qui repèrent et subtilisent le matériel agricole technologique avant de le remettre à jour et de le revendre dans les pays de l’Est, moins bien équipés et demandeurs d’un tel outillage. Un trafic juteux quand le moindre appareil volé à l’Ouest coûte plusieurs milliers d’euros. 

Lire l’article original