23 juin 2021

Proposition d’interdiction du gavage : le Cifog, outré, évoque « un cheval de Troie »

L’Assemblée générale qui se tient ce vendredi 11 juin en Vendée aura une tonalité particulière pour l’interprofession du foie gras, le Cifog. Comme si la barque de la profession n’était déjà pas suffi… Lire l’article original

Le Parlement européen demande à la Commission de faire des propositions sur la fin de l’élevage en cage et a glissé un amendement pour demander la fin du gavage.

L’Assemblée générale qui se tient ce vendredi 11 juin en Vendée aura une tonalité particulière pour l’interprofession du foie gras, le Cifog. Comme si la barque de la profession n’était déjà pas suffisamment remplie avec une année 2020 marquée par les confinements, l’arrêt d’activité des restaurants (débouché important pour la filière foie gras), la suspension des exportations et bien évidemment une nouvelle épizootie aviaire débutée en décembre qui s’est prolongée jusqu’il y a quelques semaines, avec 3,5 millions de canards abattus.

Suppression progressive d’ici à 2027 ?

Un nouveau choc ébranle les professionnels : le Parlement européen a voté à 558 voix (37 contre, 85 abstentions) un texte demandant à la Commission européenne de faire des propositions pour une suppression progressive (d’ici à 2027) de l’élevage en cage. Dans le texte a également été ajoutée, via un amendement, une demande de proposition pour interdire le gavage des oies et des canards pour la production de foie gras. « Que vient faire le gavage dans un débat sur l’élevage en cage ? C’est ce que l’on appelle en informatique ou en politique, un cheval de Troie », lâche ce vendredi matin avant d’entrer en assemblée générale, Marie-Pierre Pé, directrice générale du Cifog. Le cheval de Troie étant en informatique, un logiciel malveillant qui infecte la machine cible.

« Déni de démocratie »

« Je rappelle que 90 % du processus d’élevage de canards gras s’effectue en plein-air. Pour ce qui est de la phase de gavage, la profession n’est plus concernée par les cages. En effet entre 2005 et 2015, elle a investi 120 millions d’euros pour les remplacer par des logements collectifs dans lesquels les canards peuvent se retourner. » Toujours est-il que le cheval de Troie sur le gavage a semé la colère. Le Cifog se dit outré « par ce déni de démocratie entretenu par la désinformation distillée par certaines associations aux ambitions véganes. Nous sommes pris de court à l’instant. Mais nous allons devoir poursuivre et renforcer notre communication auprès des décideurs, pour expliquer comment nous élevons nos animaux. »

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