13 avril 2021

Procès du meurtre au feu rouge : 18 ans requis par l’accusation

La cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques est en train de délibérer dans l’affaire du meurtre au feu rouge. Ce matin, l’accusation a demandé au jury de condamner Frédéric de Chérancé pour meurtre, à 18 ans de réclusion criminelle. Lire l’article original

Depuis ce lundi, Frédéric de Chérancé, 62 ans, est jugé pour le meurtre de Baptiste Sallefranque, à un carrefour après une altercation d’automobilistes. Le jeune Dacquois est mort d’un coup de couteau en plein cœur. C’était le soir du 25 août 2016. La cour est en train de délibérer après avoir entendu ce jeudi matin les plaidoiries des avocats. Tout à l’heure, l’avocat général qui soutient l’accusation dans ce procès, a demandé de déclarer l’accusé coupable de meurtre et de le condamner à 18 années de réclusion criminelle. 

L’avocate générale Orlane Yaouanq va le scander plusieurs fois pendant sa démonstration : c’est un meurtre. Le meurtre ça veut dire qu’il y a une intention de tuer. Pour l’accusation, il y a une arme et un coup porté dans une zone vitale. C’est un meurtre. Frédéric de Chérancé a frappé dans le thorax. La lame de 18 centimètres touche le cœur. Les secours ne pourront pas sauver Baptiste Sallefranque. C’est un meurtre.

Même si l’accusé dit le contraire. L’avocate générale rappelle qu’on ne peut pas sonder l’âme d’un meurtrier. Me Alexandrine Barnaba, dans sa plaidoirie, a invoqué la légitime défense. L’accusation a donc anticipé, en rappelant que la légitime défense implique un danger de mort imminent. « Avoir peur d’un homme ne suffit pas pour tuer ». Elle implique aussi une riposte qui doit être une nécessité. De Chérancé pouvait partir, ou verrouiller les portes de sa voiture, et se sortir de ce « concours de virilité débile », selon les mots de la magistrate.

Enfin la riposte doit être proportionnée. Quand il sort de sa voiture, Baptiste Sallefranque est encore à distance, et il ne porte pas d’arme. C’est un meurtre.

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