28 juillet 2021

Pass sanitaire : une agence de sécurité landaise manque de personnel pour faire face à la demande

Avec l’extension du pass sanitaire à partir de mercredi 21 juillet, les agents de sécurité sont très demandés pour effectuer les contrôles. Une agence de sécurité dans les Landes croule sous les demandes et fait face à une pénurie de personnel. Lire l’article original

Le pass sanitaire doit devenir obligatoire dans tous les établissements recevant plus de 50 personnes à partir de mercredi 21 juillet. Les lieux de culture et de loisirs, comme les salles de spectacle et les cinémas, sont concernés. Il doit être étendu à partir du 1er août aux cafés, restaurants et centres commerciaux. Le projet de loi doit être présenté à l’Assemblée nationale mercredi, puis au Sénat jeudi, en vue d’une adoption définitive d’ici la fin de la semaine. Si un employeur ne fait pas respecter le pass sanitaire, il encourt jusqu’à 45 000 euros d’amende et un an de prison.

Pénurie d’agents de sécurité

Depuis l’allocution d’Emmanuel Macron le 12 juillet, les agents de sécurité sont très demandés pour effectuer les contrôles. Chez Action Sécurité, une société de sécurité à Saint-Geours-de-Maremne dans les Landes, le téléphone n’arrête pas de sonner. “On est inondés d’appels téléphoniques, les gens sont complètement en panique, raconte Christian Laffont, son PDG. Des sociétés évènementielles nous contactent parce qu’elles ont besoin d’agents de sécurité à l’entrée de leurs évènements mais on a aussi beaucoup de grandes surfaces qui sont inquiètes au sujet de la gestion du pass sanitaire”.

L’entreprise manque déjà d’agents et fait face à une pénurie de personnel. “On a une équipe de 25 à 30 personnes, or il faudrait qu’on soit une cinquantaine pour pallier la demande, précise Christian Laffont. Si une grande surface met un agent de sécurité à chacune de ses entrées, nos 25 salariés ne suffisent pas”. Pour faire face, la société recrute et forme actuellement des agents de sécurité.

Un “coût phénoménal” pour les TPE

Mais tous les établissements n’ont pas les moyens d’embaucher un agent de sécurité, notamment les TPE (très petites entreprises), comme les restaurants “C’est un coût phénoménal ! Quand vous mettez un agent de sécurité de l’ouverture à la fermeture, ça coûte des dizaines de milliers d’euros par mois, explique le PDG d’Action Sécurité. Un restaurateur n’en aura jamais les moyens, c’est impossible”.

Pour réduire les coûts, l’entreprise va proposer à l’UMIH (Union des métiers et industries de l’hôtellerie) un système digitalisé fonctionnant avec un QR Code. “On essaie de trouver des solutions, ce système permettra de contrôler rapidement les pass sanitaires”, conclut-il. 

Ce système devrait coûter entre 100 et 500 euros maximum.

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