12 mai 2021

“On se serait cru aux fêtes de la Madeleine” : le 13 avril 1808, Napoléon fait halte à Mont-de-Marsan

Sur la route de Bayonne, où il se rend pour rencontrer les prétendants au trône d’Espagne, Napoléon Ier passe la nuit du 13 au 14 avril 1808 à Mont-de-Marsan. Une visite éclair mais l’empereur, dont on commémore le bicentenaire de la mort ce mercredi, n’oubliera pas les Landes. Lire l’article original

Le 5 mai 1821, l’empereur Napoléon Ier s’éteint en exil, à Sainte-Hélène. Pour le bicentenaire de sa mort, ce mercredi, une commémoration est organisée à Paris, même si l’Elysée reconnaît que Napoléon reste une figure controversée, notamment pour ses campagnes militaires dans lesquelles moururent des milliers d’hommes. L’une d’elles a mené l’empereur en Espagne… sur la route, il s’arrête, acclamé par la population, à Mont-de-Marsan. S’il n’y passe qu’une nuit, du 13 au 14 avril 1808, l’empereur n’oublie cependant pas la ville et plus largement les Landes, pour lesquelles il prévoit de nombreux projets. 

On se serait cru aux fêtes de la Madeleine ! 

Le carrosse impérial fait son entrée en ville à 19 heures (…) les voix des 5000 habitants font un tumulte assourdissant” peut-on lire dans l’ouvrage Mont-de-Marsan, la fortune d’un chef-lieu, écrit par Hubert Delpont. “C’était un accueil délirant, on se serait cru aux fêtes de la Madeleine !” raconte Alain Lafourcade, spécialiste de l’histoire de Mont-de-Marsan et auteur de plusieurs livres. “Napoléon avait choisi de s’arrêter à Mont-de-Marsan chez le sénateur Papin, dont la fille avait été sa maîtresse (…) c’est peut-être pour ça qu’il est allé là !” s’amuse l’historien. “Le matin de très bonne heure, il reçoit le préfet, le maire, il promet un million de francs de l’époque pour la route Bordeaux-Bayonne.” Puis l’empereur quitte la ville, acclamé encore une fois. 

Mais Napoléon n’oublie pas Mont-de-Marsan et plus largement les Landes. Quelques mois plus tard, le 12 juillet 1808, il signe à Bayonne un décret en faveur du développement du territoire. Certains projets ne se feront pas, comme le canal des petites Landes. D’autres feront date. “Il décide de la plantation des dunes et pour Mont-de-Marsan particulièrement, la donation du terrain d’un ancien couvent pour y construire la préfecture (…) et la reconstruction du pont du centre, l’actuel pont Gisèle Halimi, qui à l’époque ne faisait que 2,4 mètres de large. Pour les convois partant à la guerre en Espagne, c’était un peu étroit.” On voit encore aujourd’hui des traces de la voûte de l’ancien pont…

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