13 avril 2021

Mont-de-Marsan : vive tension autour du cinéma

Reconnaissons-le ! Si le reste de la séance s’est joué à fleurets mouchetés, le début était plutôt saignant. Tout a démarré par ce qui ne devait être qu’une introduction de Charles Dayot sur l… Lire l’article original

La décision du Conseil d’État d’annuler la subvention d’1,5 million d’euros attribuée au Grand Club par la municipalité en décembre 2014, est revenue sur le tapis

Reconnaissons-le ! Si le reste de la séance s’est joué à fleurets mouchetés, le début était plutôt saignant. Tout a démarré par ce qui ne devait être qu’une introduction de Charles Dayot sur la décision du Conseil d’État (1). Les échanges auront finalement duré plus de quarante minutes sur ce seul sujet. « Même si la ville va récupérer 1,5 million d’euros, il s’agit d’une mauvaise nouvelle pour la ville, pour les Montois. Nous prenons acte de la décision de la plus haute juridiction et nous allons l’exécuter. Ce qui compte, c’est de préserver le cœur de ville et de défendre la diffusion culturelle. »

L’opposition – qui avait protesté contre cette décision – buvait du petit-lait. « Vous n’avez pas écouté nos alertes. Cela démontre l’incompétence de votre gestion financière. Vous avez assumé un choix illégal. Vous étiez adjoint aux finances à l’époque, M.Dayot », a lancé Céline Piot (Nouvel Élan populaire), déjà dans l’opposition en 2014. « Je vois que vous vous réjouissez de cette défaite. On se demande si vous voulez faire crever le commerce du cœur de ville ? Qui défendez-vous ? Les Montois ? J’en doute », s’est agacé le maire.

Les idées de l’opposition

Frédéric Dutin est, à son tour, monté au créneau. « Je suis extrêmement en colère contre ce que vous avez dit. C’est dégueulasse ! Dire que nous ne voulons pas aider les commerçants, c’est un écran de fumée pour ne pas faire face à vos responsabilités. Aujourd’hui, ce que nous attendons, c’est que l’exécutif montois nous dise comment on va récupérer ce 1,5 million d’euros et ce que vous allez en faire. Nous vous avons fait, nous, membres du Nouvel Élan populaire, des propositions. » En effet, Céline Piot estimait que cette somme pouvait être repartie de la sorte : 500 000 euros pour créer un Budget participatif citoyen et 1 million d’euros pour l’installation d’une maison de santé pluridisciplinaire, « qui fait tant défaut sur le territoire ».

« Quand on a 1,5 million d’euros, on ne manque pas d’idées », s’est contenté de répondre le maire. Devant l’insistance de l’opposition, Charles Dayot a ajouté qu’un « courrier à M. Pfister, directeur du Grand Club, était parti le 31 mars. »

(1) L’institution a jugé illégale une délibération prise par la majorité montoise qui attribuait une subvention d’1,5 million d’euros sur trois ans à la société Le Club, afin de construire le cinéma Le Grand Club en centre-ville (lire notre édition du 12 mars).

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