12 mai 2021

Mont-de-Marsan : une trentaine de personnels de la MAS Simone-Signoret a manifesté

C’est peut-être sa spécificité qui a conduit à son oubli du Ségur de la santé. La Maison d’accueil spécialisée (MAS) Simone-Signoret, à Mont-de-Marsan, accueille des adultes très dépendants, q… Lire l’article original

Les agents de la Maison d’accueil spécialisée montoise, qui est territoriale, ont accroché une banderole devant leur établissement, qui ne rentre pas dans les cases du gouvernement pour bénéficier de la prime attribuée aux soignants.

C’est peut-être sa spécificité qui a conduit à son oubli du Ségur de la santé. La Maison d’accueil spécialisée (MAS) Simone-Signoret, à Mont-de-Marsan, accueille des adultes très dépendants, qui sont polyhandicapés. Contrairement à d’autres structures qui sont sous le giron de l’hôpital, la MAS Simone-Signoret dépend du Centre communal d’action sociale de Mont-de-Marsan, tout en ayant une gestion autonome. C’est une MAS territoriale, les personnes y travaillant sont des agents territoriaux, mais pour le moment seuls les personnels des MAS hospitalières peuvent bénéficier de l’augmentation de 183 euros net mensuels prévus dans le cadre du Ségur de la santé, ratifié par FO, la CFDT, l’Unsa, mais pas par la CGT.

Un sentiment d’injustice

« Nous faisons le même travail que les autres maisons d’accueil spécialisées, sauf que nous ne dépendons pas d’une structure hospitalière », explique Fabienne. Comble du paradoxe pour ces agents aux diverses professions, les Ehpad territoriaux ont été ajoutés par un avenant pour pouvoir bénéficier de ce complément de traitement indiciaire (CTI) qui n’est pas neutre. Ce qui prédomine, c’est un sentiment d’injustice « la MAS de Saint-Paul-lès-Dax en a bénéficié, nous avons les mêmes résidents, la seule différence c’est qu’elle dépend de l’hôpital », estime Nelly Ocaña, représentante CFDT, seul syndicat de la structure.

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Ce lundi 26 avril, une banderole a été déployée devant la maison d’accueil spécialisée, à la demande des agents y travaillant, Nelly Ocaña rappelant que « la CFDT a seulement apporté son soutien logistique ». Dans les esprits, l’envie de reconnaissance est forte après avoir passé plus d’une année avec l’angoisse « d’amener le Covid-19 dans la structure » et de vivre avec « cette responsabilité quotidienne », comme l’explique Fabienne. Le questionnement porte également sur la notion de dépendance, mise en avant par le gouvernement, pour les agents de la MAS, la tendance est à assimiler la dépendance au grand âge, alors que dans leur structure, les résidents sont également extrêmement dépendants.

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