16 septembre 2021

Mont-de-Marsan, St Perdon au Plumaçon

C’était la traditionnelle novillada de St Perdon au Plumaçon ce dimanche. Un spectacle qui clôture la saison taurine montoise. Novillos de El Pincha pour trois jeunes aspirants : Adam Samira, Manuel Perera qui coupe la seule oreille de l’après-midi et Christian Parejo. Lire l’article original

St Perdon, tellement nécessaire! 

St Perdon, en cette année encore pandémique, abandonne la novillada concours qui a fait sa réputation pour revenir à la configuration formelle avec l’élevage d’El Pincha. La ganaderia, fondée par le navarrais Jose Antonio Baïgorri, a été reconstituée à Losada, près de Logroño, il y a une quinzaine d’années avec du toro de Gerardo Ortega puis Luis Algarra, du Domecq par la bande. Une corrida et deux novilladas cette saison, l’ensemble plutôt probant. El Pincha avait remporté le prix de la concours de St Perdon en 2017. Le 16 aout dernier Manuel Perera qui est du cartel de ce soir a coupé deux oreilles à un Pincha. Le novillero d’Estrémadure peu à son avantage à Dax avait cependant et notamment triomphé mi-juillet à Garlin devant les Pedraza. Christian Parejo, lui, peu de courses à son actif cet été, vainqueur du Bolsin de Bourge en 2019, s’est imposé entre autres à Béziers, Istres et Jaen. Natif de Cadiz, il est de la bonne sève qui monte. Adam Samira, enfin, dix-neuf ans, jeune homme timide né au bord de l’étang du Vaccarès. Il a fait ses débuts avec la cavalerie en avril 2019 lors de la feria d’Arles. Depuis, son parcours est maigre, une oreille sur un Yonnet en septembre de l’année dernière. Une oreille à Tarascon il y a huit jours.

Jeunesse en quête de succès
Jeunesse en quête de succès © Radio FrancePab

Belle entrée encourageante pour les organisateurs mais cuvée modeste quant aux toros et au résultat global. 

L’élevage d’El Pincha, victorieux donc au même endroit de la concours 2019, a offert course compliquée, manquant de fond, sérieusement même si inégalement présentée, du bois sur la tête mais souvent de comportements erratiques, d’intentions douteuses et de charges limitées, une course mal piquée ou trop châtiée, bref du complexe périssable dont on espérait mieux. Les trois novilleros ont eu le mérite d’assurer face à la complexité du devoir imposé. Dans trois propositions différentes qui ont apporté un intérêt …intéressant ! Manuel Perera qui a déjà failli mourir en piste il y a peu, coupe la seule oreille de la course dans un toreo exposé, beaucoup, engagé, volontaire et spectaculaire. L’aspirant andalou, protégé de Juan Jose Padilla, inscrit ssa jeune tauromachie dans une veine très… « padillesque ». Christian Parejo qui torée avec une plaque métallique dans la jambe s’est fait secouer. Il est vrai que son toreo de grande proximité   et d’exposition exige la confrontation au plus près Enfin Adam Samira, jeun arlésien convainquant quant à au style pur et à sa quête esthétique de jolie tauromachie, il rate un franc succès en raison d’une épée défectueuse au premier et d’une présidence chiche au quatrième.

Padilla, Parera, le deux font la paire
Padilla, Parera, le deux font la paire © Radio FrancePab

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