12 mai 2021

Mont-de-Marsan : Docteur François et Mister Jeanot sur les ondes de Radio MdM depuis quatorze ans

Jeanot aurait pu être footballeur ou chanteur. L’homme de 55 ans à l’œil rieur et l’énergie débordante est finalement animateur sur la radio associative de Mont-de-Marsan, Radio MdM. Celui qui… Lire l’article original

Après un parcours semé d’aventures et mésaventures, François Départ, dit « Jeanot », est arrivé sur les ondes de Radio MdM en 2007. Depuis, ce Montois à la personnalité hors cadre ne cesse de se réinventer, pour le bonheur des auditeurs

Jeanot aurait pu être footballeur ou chanteur. L’homme de 55 ans à l’œil rieur et l’énergie débordante est finalement animateur sur la radio associative de Mont-de-Marsan, Radio MdM. Celui qui fait souvent « plouf plouf » pour choisir entre François Départ, sa vraie identité, et « Jeanot », son surnom, est arrivé sur les ondes en 2007, au moment du changement de présidence. Un tout petit peu avant lui, Anthony Hillcock avait signé pour l’aventure et un peu après, en 2017, s’est greffée la jeune Margaux Labarthe.

Footballeur, car après avoir joué au Stade Montois, celui que l’on appelait encore François est parti en sport études à Toulouse, avant de porter les couleurs des Girondins de Bordeaux. « Il semblait que j’avais quelques prédispositions, mais je n’avais pas trop l’esprit de compétition et je n’étais pas complètement focalisé sur le foot. Je jouais surtout pour m’amuser », se souvient-il.

Chanteur, parce qu’après une tentative de reprise d’études, un poste d’entraîneur d’une équipe senior du Stade Montois et des expériences « de bric et de broc », François Départ connaît l’opportunité de faire de la scène avec des amis – avec Les Flagrants Délires puis avec les Cavemen, NDLR. « Cette expérience m’a permis de me libérer, et très vite, je me suis créé un personnage clownesque », rembobine celui que l’on appellera désormais Jeanot, grâce à un vieux maillot de foot qu’il portait sur scène, sur lequel était inscrit « Jeanot Lou Paysan », comme le nom d’une coopérative aveyronnaise.

Une vie sur le vif

Puis l’arrivée à la radio boucle la boucle. Jeanot poursuit : « Après avoir été intermittent, Jean-Michel Dubergey, le futur président de Radio MdM et qui me connaissait via mon groupe, avec lequel on avait joué au festival Musicalarue – dont il est un ancien de l’organisation – m’a proposé de venir. Comme l’antenne avait déjà un gros ADN musical, qu’il y avait aussi du sport et que les valeurs étaient celles de la proximité et du lien, j’ai dit oui. »

Comme Margaux et Anthony, Jeanot apprend le métier sur le tas. « J’ai fait de l’antenne au bout d’un an, et au début, je venais la veille écrire tout ce que j’allais dire ! J’ai quand même fait une formation en interne mais ici on n’a pas fait d’école de journalisme et c’est presque mieux. On se construit en faisant », résume l’ancien animateur de l’émission « Jeanot fait les cuivres » et désormais à la tête des « Matijeanales », de 7 h 30 à 10 heures.

À 10 h 30, c’est “Margaux Matin” qui prend le relais. La Landaise de 27 ans, tout aussi autodidacte, a participé à la mise en place des programmes sur la deuxième fréquence de la radio, à Saint-Sever, désormais déplacée à Banos. « J’étais en primaire avec son père, et ensemble on a gagné la coupe de basket des écoles primaires », glisse fièrement Jeanot. « Quand je suis arrivée, j’étais la seule femme et j’aurais pu être leur fille ! Mais on est tous bienveillants et là pour mettre en lumière le territoire », précise-t-elle. De 16 h 30 à 19 h 30, c’est ensuite Anthony Hillcock qui prend l’antenne pour les Aprémidales.

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Margaux est aussi la vidéaste attitrée de Jeanot pour les réseaux sociaux. « On a commencé à faire ça pour faire gagner des places pour les matchs de basket. Et depuis le confinement, ça fait une substitution à la scène pour Jeanot. D’habitude, lui sur scène, c’est huit tenues par concert ! », dit-elle avec la complicité qui caractérise le duo. Et là encore, les idées viennent sur le vif. « Je voulais présenter ça sous la forme d’une séance de sport. Parfois, j’ai l’impression de friser le ridicule mais quand je vois le retour des gens, ça fait plaisir », conclut Jeanot dans un sourire, quelques minutes avant de repartir comme un éclair dans sa voiture pour aller faire une interview politique. Pile et face, François et Jeanot.

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