28 juillet 2021

Mont-de-Marsan, des toros…enfin !

La feria de Mont-de-Marsan. Ouverture ce vendredi du cycle de quatre corridas. Lire l’article original

 Des toros en piste, le bonheur retrouvé

Une feria certes à qui il manque une partie non négligeable par rapport aux habitudes et qui va se dérouler avec grosses contraintes sanitaires pour les spectateurs comme pour les acteurs. Mais qui a le mérite de faire revivre la tauromachie montoise deux ans après son dernier paseo. La jauge est à moitié. 3200 places au lieu de plus des 7000 en temps normal. Du point de vue taurin, outre le solo samedi soir d’Antonio Ferrera, l’accent a été mis sur le choix des élevages proposés qui est très éclectique.
 

Feria raccourcie certes mais proposition taurine d’envergure aussi. Du concentré et du  varié.

On commence tout d’abord avec les Domecq de la Jandilla. Un élevage de l’une des plus fameuses dynasties taurines andalouses, créée en1930. Le nom Jandilla provient de la propriété d’origine de la famille, des nobles béarnais émigrés, installés près de Jerez au 18è siècle, à l’origine pour faire du vin. Alcurrucen, samedi matin. Carlos Nuñez, référence nobiliaire, pour l’origine. Après avoir changé de propriétaire ce sont désormais les frères Lozano, impresarii castillans célèbres, qui ont assuré la réputation de cet élevage crée en 1982. Adolfo Martin ensuite pour le solo de Ferrera. C’est encore une affaire de famille. Celle des frangins Martin Andrés, maquignons madrilènes qui  au tout début des années soixante reprennent le fer historique du marquis d’Albaserrada à l’origine prestigieuse Saltillo Santa Coloma. Dernière apparition au Plumaçon des toros gris, en 2017 pour une corrida qui avait été… éprouvante. Enfin, dernière ganaderia, Pedraza de Yeltes,  de rame Domecq, jeune élevage crée en 2006 par les frères basques milliardaires Uranga, notamment anciens propriétaires du club de football de la Real Sociedad de San Sebastian. Des toros révélés d’abord en novillada par Garlin puis en corrida par Dax et confirmé par Vic. Ils font leur présentation au Moun.

Christophe Andiné, chemise blanche et callejon
Christophe Andiné, chemise blanche et callejon © Radio FrancePab

Une si longue attente! 

Un homme  attend avec grande impatience le début de la feria. Il s ‘agit de Christophe Andiné. Le président de la commission taurine a pris ses fonctions à l’automne…2019 ! Il ronge son frein depuis. La patience a des vertus mais elle a aussi ses limites. Christophe Andiné n’en finit plus d’attendre, l’ouverture du toril, porte des grandes révélations, porte aussi de ses espérances. En septembre 2019 Christophe Andiné est appelé par le maire de Mont-de-Marsan pour prendre la tête d’une commission taurine largement modifiée à la suite à l’échec de la précédente. Et au scandale de la présentation indigne de la dernière corrida de la feria notamment. Il accepte tout de go le défi pourtant immense. Faire quasiment table rase du passé. Fils d’un restaurateur gersois, natif de Vic Fezensac, Christophe Andiné, sommelier de métier, passé entre autre par la cave belle d’André Daguin à l’hôtel de France d’Auch, s‘est installé caviste dans la cité au trois rivières il y a vingt-cinq ans. Féru passionné de tauromachie, pratiquant lui-même en amateur éclairé, il a, pendant plus de dix ans été co-responsable de la feria vicoise. Cette Madeleine, bien qu’écornée, est son bâton de maréchal. Avec tout ce que cela comporte d’incertitudes. Les toros ont été choisis sérieusement et solidairement approuvés par tous les membres de la commission. Ils ont été embarqués par leurs soins avec vigilance. La carrosserie est belle, les moteurs, eux, sont un mystère. Comme toujours. Révélation ce soir. La journée sera assurément longue pour Christophe Andiné.

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