17 mai 2021

Mont-de-Marsan : des lycéens soutiennent leur camarade congolaise menacée d’expulsion

Une dizaine de lycéens montois ont créé un collectif et lancé une pétition, ce jeudi 8 avril, pour soutenir leur camarade et sa famille. Arrivés il y a deux ans en France, leur demande d’asile a été refusée et les recours rejetés : ils ont l’obligation de quitter le territoire depuis le 31 mars. Lire l’article original

La pétition a dépassé les 1 500 signataires, ce samedi 10 avril, en fin de matinée. Elle a été lancée deux jours plus tôt par un collectif d’élèves d’un lycée montois pour soutenir leur camarade : cette jeune fille de 16 ans et sa famille ont l’obligation de quitter le territoire français depuis le 31 mars. Leur demande d’asile a été définitivement refusée, deux ans après leur arrivée en France.

Ça m’a beaucoup touchée, je ne m’attendais pas à ça. Quand j’ai vu la pétition, ça m’a vraiment fait plaisir, je me suis dit que je n’étais pas complètement perdue.”

_”_Cette année, je me suis vraiment intégrée, je suis entrée au lycée, sourit l’adolescente congolaise, montoise depuis deux ans. C’était vraiment bien, jusqu’à maintenant. La préfecture a dit que l’on n’avait pas le droit de rester, que le confinement ne nous empêchait pas de partir.”

On a voulu l’aider et faire de notre mieux pour qu’ils puissent rester en France“, affirme Eliot. “Dans ces moments-là, on se sent un peu abandonné, donc c’est vraiment pour lui apporter une aide”, poursuit Pauline. Léon ajoute : “Si un jour j’avais des problèmes en France et que je devais partir à l’étranger, je serais content d’avoir des amis qui fassent la même chose pour moi. Tous les trois sont membres du collectif.

“Un examen approfondi de la situation de la famille”

La jeune lycéenne congolaise et sa famille ont quitté le Centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada) de Mont-de-Marsan, début avril. La mère de famille et les cinq enfants ont pu trouver un logement temporaire avec l’aide du Réseau éducation sans frontières. 

La préfecture des Landes, destinataire de la pétition, assure que la décision a été prise après “un examen approfondi de la situation de la famille” et rappelle que toute la procédure a été respectée. L’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) a rejeté la demande d’asile, puis ensuite, en appel, la CNDA (Cour nationale du droit d’asile).

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