13 avril 2021

Meurtre au feu rouge à Pau : 18 ans de réclusion criminelle requis

” Bien sûr, c’est Monsieur Tout le monde”, a commencé l’avocate générale Orlane Yaouang à propos de l’accusé lors de son réquisitoire, jeudi 11 mars, lors du dernier jour de procès de Frédéric… Lire l’article original

Ce jeudi 11 mars, l’avocate générale a requis 18 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Frédéric de Chérancé, jugé pour homicide volontaire depuis lundi par la cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques

” Bien sûr, c’est Monsieur Tout le monde”, a commencé l’avocate générale Orlane Yaouang à propos de l’accusé lors de son réquisitoire, jeudi 11 mars, lors du dernier jour de procès de Frédéric de Chérancé.

Ce qui ne l’empêche pas de répondre depuis lundi d’homicide volontaire , après un coup de couteau au coeur sur Baptiste Sallefranque le 25 août 2016 à Pau, à un feu rouge de l’avenue Jean-Mermoz. Les deux automobilistes s’étaient querellés quelques instants plus tôt à propos de leur conduire respective.

Elle est revenue sur cette “scène d’énervement sur la route qui a duré quelques dizaines de secondes” née d’une “guéguerre d’ego comme malheureusement nous en rencontrons tous les jours”.

Intention homicide

La représentante du Ministère public convient volontiers de “la tension” de la scène avec une victime qui s’approche énervée de la voiture de l’accusé. Elle “n’entend pas contester qu’il (Frédéric de Chérancé) ait eu peur” et que cela ait motivé son geste. “La peur n’est pas une explication rationnelle, considère-t-elle, écartant la qualification de légitime défense. Se sentir piégé dans sa voiture non plus.”

S’appuyant sur la jurisprudence, elle a expliqué à la cour qu’ “un coup porté dans une zone vitale à l’aide d’une arme permet de présumer de l’intention homicide” : “ce geste dans le coeur, c’est un meurtre car on peut avoir un geste plus mortel que celui-ci” assène-t-elle.

Elle a donc requis 18 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Frédéric de Chérancé.

Le verdict est attendu en fin de journée.

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