7 mai 2021

Loi bioéthique : environ 50 personnes manifestent à Dax et Mont-de-Marsan

A Dax et à Mont-de-Marsan, deux manifestations contre le projet de loi bioéthique ont réuni un peu moins de 50 personnes. Les opposants demandent la suppression de l’article 1er et la réécriture totale de ce texte, qu’ils estiment “injuste pour les enfants et la famille.” Lire l’article original

Ils dénoncent le projet de loi bioéthique et notamment sa mesure phare, l’article 1er qui autorise l’ouverture de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) à toutes les femmes. Alors que le texte doit être examiné à partir de mardi en deuxième lecture au Sénat, plusieurs manifestations ont eu lieu dans toute la France ce samedi. Il y en a eu deux dans les Landes. Un défilé à Dax a réuni 25 personnes, et à peine une vingtaine à Mont-de-Marsan, rassemblées devant la préfecture. 

A Mont-de-Marsan, les manifestants sont là pour dénoncer ce qu’ils qualifient de manipulations génétiques et défendre la filiation naturelle, explique Christine : “On a un père, on a une mère depuis des siècles et on se lance dans un projet dont ne sait absolument pas ce que cela donnera dans l’avenir, d’un point de vue du développement de l’enfant. Et on a très peur que ça devienne du marchandage.”

Bertrand Lavallée, de l’Association des Familles Catholiques, et coordinateur dans les Landes du Collectif “Marchons Enfants” a été reçu en préfecture. Pour lui, le projet de loi n’est “ni bio, ni éthique” et présente des dangers pour les Français, pour la famille et l’enfant : “L’atteinte à la dignité, le non respect de l’embryon, le travail sur les cellules souches sans limite. On se tourne de plus en plus vers la marchandisation du corps humain. Les Français attendent autre chose de ce gouvernement, notamment sur la crise sanitaire.”

Des manifestations condamnées dans les Landes par le collège de Fiertés Landes et la nouvelle antenne LGBT “Nos Couleurs”. Ces associations, qui défendent les droits des homosexuels, bi et trans, n’ont pas voulu manifester à cause du contexte sanitaire,  mais elles demandent le droit à une PMA inclusive (les personnes trans sont totalement  exclues du projet de loi), le maintien à l’accès à l’IVG dans des conditions facilitées, la conservation des gamètes ou encore, à terme, la Gestation Pour Autrui (GPA) : “Notre droit à accéder aux mêmes droits que nos ami.e.s hétéros ne  peut pas être balayé par la soif de haine de personnes rétrogrades et aux idées poussiéreuses.”

Lire l’article original