9 décembre 2021

LGV Sud-Ouest : accord trouvé pour le financement à la métropole de Bordeaux

Alors que la majorité est divisée entre socialistes et écologistes, la droite annonce ce mercredi qu’elle votera demain le financement de la LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. Il n’y aura pas de second refus girondin, trois jours après celui du conseil départemental. Lire l’article original

Trois jours après le refus du conseil départemental de la Gironde, c’est ce jeudi que Bordeaux Métropole doit se prononcer sur le financement de la LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. Le président de la métropole, le socialiste Alain Anziani est pour, les écologistes pourtant dans la majorité sont contre. C’est la droite qui va faire la différence en apportant son soutien au projet après avoir obtenu que ses onze maires fassent leur entrée au bureau de Bordeaux Métropole où ne siégeait jusqu’à présent que la majorité.  Bordeaux Métropole va donc apporter 354 millions d’euros sur les 14 milliards du projet LGV. L’argent sera fléché uniquement vers les aménagements ferroviaires au Sud de Bordeaux. 

“La prise d’otage de la métropole par les Verts est terminée” – Patrick Bobet, ancien président de droite de Bordeaux Métropole

Le dossier LGV aura en tout cas provoqué un psychodrame politique à la métropole. C’est d’ailleurs avec le sourire que Patrick Bobet, l’ancien président de droite de Bordeaux Métropole aujourd’hui minoritaire, s’est présenté devant la presse ce mercredi. Sa première phrase a été cinglante : “C’est la fin de la prise en otage de la métropole par les écologistes“. Dans ce dossier de la LGV, Pierre Hurmic, le maire écolo de Bordeaux a pris la tête de la fronde, contre le président socialiste Alain Anziani, créant de fait une fracture dans la majorité. C’est donc la droite qui s’est retrouvée avec les cartes en main, sachant que les élus juppéistes étaient eux-même divisés sur le projet.  Finalement la droite apportera les voix nécessaires ce jeudi pour faire passer le financement de la grande vitesse vers Toulouse et Dax. Mais ce vote a son prix. Alain Anziani a dû céder et accepter d’accueillir les onze maires de droite au sein du bureau de Bordeaux Métropole. Ils vont rester dans l’opposition mais ils pourront plus facilement peser sur les décisions. Par exemple, ils ont déjà obtenu que Gradignan revienne dans la course à un futur tramway, au même titre que St-Médard-en-Jalles.

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