13 avril 2021

Les travaux de reconstruction de l’estacade de Capbreton ont débuté

La tempête hivernale Justine qui s’était abattue sur le golfe de Gascogne le 28 janvier 2021, avait emporté 7 portiques de l’estacade de Capbreton. Le chantier de reconstruction a débuté le 6 avril. Aux commandes de la reconstruction Olivier Francisco et son équipe de charpentiers. Lire l’article original

Le 28 janvier, Justine débarque sur les côtes landaises. Avec ses rafales à 130 klm/h et sa houle de 12 mètres de large, elle emporte avec elle 7 des portiques de l’estacade de Capbreton et éventre le symbole landais

Construite sur décision de Napoléon III en 1858 l’estacade permet de se promener sur prés de 190 mètres au-dessus de l’océan. Depuis sa création, elle a connu plusieurs chantiers de restauration et de reconstruction suite aux tempêtes, aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale en septembre 1943 et dernièrement le passage de Justine. 

Depuis 2005, c’est Olivier Francisco, charpentier de Capbreton qui est en charge de l’entretien de la structure et qui assure les chantiers de restaurations de l’estacade. 

Les portiques sont d'abord assemblés au sec sur la jetée avant d'être posés sur l'estacade
Les portiques sont d’abord assemblés au sec sur la jetée avant d’être posés sur l’estacadeOlivier Francisco

C’est une fierté d’être en charge de ce chantier. Petit, j’allais pêcher sur l’estacade, j’y ai plein de souvenirs. ” Souffle le chef d’entreprise. Le chantier a débuté mardi 6 avril et Olivier Francisco estime que “d’ici 15 jours, on devrait avoir fini.” Un temps record pour un tel chantier, car pour reconstruire l’estacade et effacer les marques du passage de Justine, il faut composer avec les horaires de marée et chaque soir s’assurer que tout soit fixé au mieux pour que l’eau n’emporte pas les nouvelles pièces

Les nouveaux portiques sont construits en chêne
Les nouveaux portiques sont construits en chêneOlivier Francisco

Les journées sont plus intenses et plus longues, car on est tributaires de la météo, mais dans une carrière de charpentier, c’est une chance de travailler sur un tel chantier. Ça nous change des toitures et des charpentes plus classiques. Et puis surtout, cet été, on va pouvoir se promener à Capbreton, la regarder [l’estacade ndlr] et se dire “j’ai participé à la reconstruire” ce n’est pas rien !

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