11 avril 2021

Le meurtre du feu rouge à Pau : l’incompréhension du clan Sallefranque

Au deuxième jour du procès de Frédéric de Chérancé ce mardi, la cour d’assises a entendu la famille de Baptiste Sallefranque, mort d’un coup de couteau en plein cœur. Lire l’article original

Le deuxième jour à Pau du procès du meurtre au feu rouge, devant la cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques, a été celui des parties civiles. Frédéric de Chérancé, 62 ans, est jugé pour le meurtre de Baptiste Sallefranque, à un carrefour après une altercation d’automobilistes. Le jeune dacquois est mort d’un coup de couteau en plein cœur. C’était le soir du 25 août 2016. Ce mardi, la cour a entendu les parties civiles, c’est-à-dire les proches et la famille de Baptiste Sallefranque.

Elisabeth est l’ainée de la fratrie. “Babé”, pour les intimes, a raconté son enfance avec sa sœur Virginie et Baptiste : le rugby ensemble à l’US Dax, comme l’oncle Marc, l’international. “On a fait les 400 coups.” Virginie raconte que Baptiste faisait toujours “des blagues bêtes”. Il était un “oncle gâteau” pour ses neveux. Les Sallefranque sont venus dire aussi leur incompréhension : comment de Chérancé peut-il comparaître libre à ce procès, alors qu’il a fui en Espagne après les faits pendant une semaine ? “On demande justice”, explique Elisabeth. _“Je veux dire à mes enfants qu’il est en prison et qu’il a eu ce qu’il méritait.”_. Et puis la famille veut comprendre ce qu’il s’est passé à ce carrefour. Ils ne croient pas de Chérancé quand il dit qu’il a agi par peur. Elisabeth dit : “des fois, j’ai peur et je n’ai jamais tué personne. Je n’ai jamais d’arme sur moi.” Dans le box, Frédéric de Chérancé a la tête dans les épaules. Il baisse les yeux et ne tourne surtout pas la tête vers le clan Sallefranque.

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