7 mai 2021

Landes : Tartas dans la crainte du passage de la tempête Justine

La tempête annoncée ce samedi matin, un mois après les crues et inondations spectaculaires dans la commune, génère de l’inquiétude. Vendredi 29 janvier au matin, la radio France Bleu Gascogne réalisait une émission en direct depuis l’hôtel de ville de Tartas, alors que la Midouze léchait encore les murs de la mairie…. Lire l’article original

Vendredi 29 janvier au matin, la radio France Bleu Gascogne réalisait une émission en direct depuis l’hôtel de ville de Tartas, alors que la Midouze léchait encore les murs de la mairie. Et le passage annoncé de la tempête Justine, ce samedi, avec les 80 millimètres de précipitation au mètre carré annoncés par Météo France avait de quoi inquiéter les différents intervenants qui se sont succédé au micro.

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Le maire, Jean-François Broquères, a donné quelques chiffres. Pas moins de 60 dossiers de sinistres ont été déposés en mairie puis remontés en préfecture dans l’attente de la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. Concernant les dégâts, 50 000 euros ont été déjà dépensés en travaux d’urgence. Paradoxalement, précisait le maire, la majeure partie concerne la zone rurale, où les fossés débordent du fait de la saturation de la nappe phréatique, ce qui témoigne de l’ampleur de ce phénomène climatique sans précédent.

« Particulièrement vigilants »

“80 sapeurs pompiers sont prêts à intervenir”

Le colonel Olivier Lhote, directeur adjoint du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis), s’apprête encore à vivre des heures difficiles, avec la tempête Justine. « 80 sapeurs pompiers sont prêts à intervenir. Nous sommes particulièrement vigilants vu la quantité de pluie annoncée, et nous recommandons aux riverains des cours d’eau de prendre leurs précautions. »

Le sergent-chef du centre de secours de Tartas, Benjamin Dupin, a fait part du vécu des soldats du feu pendant cette période difficile où la Midouze a atteint la cote de 4,03 mètres, loin, cependant, de la crue de 1843 et ses 4,80 m. D’où le message apaisant de Jean-François Broquères, qui se refuse de parler de « désastre », car les Tarusates sont habitués à vivre avec les caprices de la Midouze. Ils anticipent et il n’y a eu aucun blessé durant cet épisode.

Pour Jean-Luc Autret, patron d’une entreprise de matériaux de construction, c’est le ruisseau de Pargade qui a fait des siennes, creusant un cratère de 5 mètres carrés sous son hall d’exposition désormais interdit au public. « Mais mon personnel s’est mobilisé et l’entreprise est ouverte », tenait-il à préciser.

Pour terminer sur une note gourmande, Christian Magne et Pascal Roussy ont livré quelques recettes et leur ressenti de sinistrés : une double peine pour ces chefs tarusates réputés.

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