7 mai 2021

Landes : suite aux inondations, une famille relogée par des religieuses

Les religieuses de la Providence prêtent un logement à la famille Bayard, de Carcen-Ponson. Lors de la dernière crue de la Midouze, durant les fêtes de fin d’année, la famille Bayard, qui habitait une maison de plain-pied en bordure de la rivière à Carcen-Ponson, laquelle n’avait jamais été inondée, avait dû la quitter… Lire l’article original

Lors de la dernière crue de la Midouze, durant les fêtes de fin d’année, la famille Bayard, qui habitait une maison de plain-pied en bordure de la rivière à Carcen-Ponson, laquelle n’avait jamais été inondée, avait dû la quitter précipitamment, le 31 décembre, pour trouver refuge chez des amis à Audon, laissant derrière elle un spectacle de désolation, la quasi-totalité des vêtements, du mobilier et des appareils ménagers ayant été rendus inutilisables par l’eau boueuse qui avait envahi toutes les pièces de la maison.

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Pas de loyer à payer

Mais un élan de solidarité n’avait pas tardé à se mettre en place. Le plus beau geste étant celui des bien nommées religieuses de la Providence, dont la petite communauté se trouve rue Chanzy, à Tartas. Elles disposaient d’un logement type F4 libre, suite au décès de la précédente occupante. « Nous avons demandé le feu vert à notre Supérieure de Lectoure (Gers), siège de notre communauté, et elle n’a pas hésité une seconde pour donner son accord », expliquent les sœurs Lydie, Renée, Jeannette et Annie, visiblement ravies de rendre service à cette famille avec trois enfants. De plus, elle n’aura pas de loyer à payer.

“Nous ne remercierons jamais assez les sœurs pour leur geste”

Une situation certes provisoire, mais qui pourra se perpétuer jusqu’à ce que les époux Bayard trouvent un logement adapté à leurs besoins. « Nous sommes très heureux et nous ne remercierons jamais assez les sœurs pour leur geste », témoignaient Michaël et Vanessa Bayard, dimanche 24 janvier, lors de leur installation. « Un grand merci aussi à ma collègue de travail qui, avec son mari, nous a hébergés durant trois semaines. »

La famille a aussi bénéficié de plusieurs dons de mobilier, notamment par le biais du Secours catholique. Enfin, les enfants, âgés de 5, 10 et 14 ans, n’auront pas à changer d’établissement scolaire et Vanessa habite désormais à 150 mètres de l’Ehpad de Tartas où elle travaille. « Ici, vous aurez les pieds au sec. La Midouze n’est jamais montée jusqu’à la ville haute », a conclu sœur Renée, qui habite la communauté depuis des dizaines d’années.

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