16 mai 2021

Landes : six mois de prison ferme contre le conducteur qui a mortellement fauché la joggeuse sur la BA 118

Trois ans de prison, dont deux avec sursis probatoire. C’est la peine requise par Myriam Corret, la substitut du procureur, à l’encontre du militaire, âgé de 27 ans, qui a fauché Marion Aubert… Lire l’article original

Par Karen Bertail

Le conducteur, un militaire de 27 ans, était jugé pour homicide involontaire par le tribunal judiciaire montois, ce vendredi 23 avril. Il a été condamné à quatre ans de prison, dont six mois ferme.

Trois ans de prison, dont deux avec sursis probatoire. C’est la peine requise par Myriam Corret, la substitut du procureur, à l’encontre du militaire, âgé de 27 ans, qui a fauché Marion Aubert.

Après une heure de délibération, le tribunal judiciaire de Mont-de-Marsan a condamné, ce vendredi 23 avril à la mi-journée, à quatre ans de prison, dont six mois de prison ferme avec mandat de dépôt à délais différé (il entrera en prison le 3 mai à 11 heures), le militaire accusé d’avoir mortellement fauché une joggeuse dans l’enceinte de la Base aérienne 118. Un peu plus tôt dans la matinée, la substitut du procureur, Myriam Corret, avait requis trois ans de prison, dont deux avec sursis probatoire, à l’encontre de cet homme de 27 ans.

Le drame s’était produit mardi 23 février 2021, un peu après 19 heures, au sein de la base aérienne de Mont-de-Marsan. Marion Aubert, jeune militaire de 24, ans avait été percutée par le véhicule alors qu’elle était en train de faire son jogging à l’intérieur de la BA118. Elle est décédée à l’hôpital le surlendemain, jeudi 25 mars, à 9 heures, des suites de ses blessures.

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Elle travaillait dans l’unité rafale de la base aérienne depuis l’été 2019. Originaire des Hauts-de-Seine, Marion Aubert évoluait dans l’équipe première du Stade Montois tennis et portait aussi les couleur jaune et noir de la section badminton.

Alcoolémie positive

Le conducteur de la voiture est un militaire de la même base aérienne. Il était de repos au moment des faits. Le dépistage d’alcoolémie a relevé qu’il avait un taux de 1,14 gramme d’alcool par litre de sang lors du drame.

Ce vendredi 23 avril, avant de s’exprimer devant les juges, il s’est tourne vers les parents de Marion Aubert et a présenté ses excuses. Puis, tour à tour, il a évoqué un problème avec le soleil, un souci avec les phares, un manque de visibilité.

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