27 septembre 2021

Landes : où sont passés les panneaux de Vieux-Boucau ?

Après l’appel à témoins pour retrouver le sculpteur de sable impromptu de la plage Nord de Vieux-Boucau – toujours méconnu – c’est un autre avis de recherche original qui a été publié vendredi 10 sept… Lire l’article original

Derrière « l’alerte enlèvement » humoristique de la disparition de deux panneaux d’entrée de ville, la réalité des dégradations de l’été se chiffre entre 10 000 et 15 000 euros

Après l’appel à témoins pour retrouver le sculpteur de sable impromptu de la plage Nord de Vieux-Boucau – toujours méconnu – c’est un autre avis de recherche original qui a été publié vendredi 10 septembre.

« Alerte enlèvement : les deux panneaux “Vieux-Boucau” situés à l’entrée sud de la commune ont été kidnappés. Ils ont disparu il y a quelques jours sans laisser de traces », écrit avec humour, sur sa page Facebook, la municipalité, qui ironise : « Le gang des kidnappeurs de panneaux a encore frappé. »

Car ce n’est pas la première fois. « Il n’est pas rare que des panneaux de signalisation disparaissent. Certaines rues de la commune en font les frais régulièrement », ajoute la mairie.

« Le pompon »

« Les ravisseur·se·s n’ont pas encore demandé de rançon. Mais il y a de grandes chances qu’ils et elles œuvrent pour le “gang des décorateurs et décoratrices d’intérieur aux goûts étranges” », poursuit la Ville, qui rappelle toutefois que cette infraction est punie par la loi, qui prévoit jusqu’à une peine d’emprisonnement en cas de récidive.

Le trait d’humour cache en réalité un certain agacement du maire Pierre Froustey. « Peut-être que ces panneaux sont partis dans une résidence principale, que ça peut paraître attendrissant. Qui n’a pas rêvé d’avoir un panneau Vieux-Boucau dans sa chambre ? Mais ces éléments de signalisation ont un sens, ils marquent l’entrée d’une ville », insiste l’édile.

D’autant que ces deux disparitions s’inscrivent dans un contexte d’incivilités, avec des panneaux de sens interdit et de stationnement détériorés ou déplacés, du mobilier urbain abîmé, ce qui peut représenter un danger, notamment lorsqu’un bloc de béton s’est retrouvé au milieu de la route.

« On ne comprend pas trop le sens. Des dégradations arrivent tous les ans, mais cette année, ça a été le pompon, surtout au mois d’août », poursuit Pierre Froustey. Chaque jour, les agents d’entretien ont passé deux à trois heures pour remettre la ville en ordre. Ces incivilités ont un coût pour les finances publiques : « entre 10 000 et 15 000 euros ».

Sur le même sujet

Lire l’article original