20 avril 2021

Landes : nouvelle victoire pour la famille Orti contre Sanofi dans l’affaire de la Dépakine

C’est le genre de décision qui continue d’entretenir l’espoir et l’envie de se battre. À la fin de l’année dernière, Nathalie et Chrsitian Orti, habitants de Misson, ont appris que le tribunal… Lire l’article original

Engagée depuis 2016 dans un combat judiciaire contre le laboratoire fabricant de la Dépakine, la famille de Misson a obtenu une nouvelle condamnation fin 2020

C’est le genre de décision qui continue d’entretenir l’espoir et l’envie de se battre. À la fin de l’année dernière, Nathalie et Chrsitian Orti, habitants de Misson, ont appris que le tribunal de Nanterre condamnait le laboratoire Sanofi à leur verser la somme de 2 000 euros pour rembourser une partie des frais engagés dans la procédure et 8 000 euros à titre provisoire, pour faire face aux frais que la procédure va continuer d’entraîner.

Cette procédure, c’est celle engagée en mai 2016 par les deux parents d’Esteban Orti, 14 ans, souffrant d’hyperlaxie et d’autisme, après que sa mère a pris de la Dépakine, fabriquée par Sanofi, pendant sa grossesse pour soigner son épilepsie. Au début de sa grossesse, cette dernière s’était pourtant renseignée à propos d’éventuels risques auprès de son médecin, qui lui avait répondu qu’il n’y en avait aucun. Puis, en 2015, au hasard d’un article de journal qui parlait de la Dépakine (traitement contre l’épilepsie et les troubles bipolaires) envoyé par l’un de ses proches, elle avait compris.

« Le tribunal nous conforte »

Depuis, Nathalie Orti a rencontré la lanceuse d’alerte Marine Martin, devenue déléguée Aquitaine de l’Association des parents d’enfants souffrant du syndrome de l’anticonvulsivant (Apesac) et a donc engagé, avec le soutien de son mari et des grands-parents de son fils, un procès au civil contre le laboratoire.

La route est longue mais le combat continue, plus que jamais.

« C’est une petite victoire mais lourde de sens. Car le tribunal nous conforte dans le fait qu’il y a matière à continuer la procédure en condamnant Sanofi à payer. L’Apesac a recensé 73 victimes dans notre département. C’est dur pour tous et c’est un combat de tous les instants, qu’il soit judiciaire ou familial. Mais nos enfants méritent qu’on aille jusqu’au bout », continue de clamer la mère de famille, dont le fils est scolarisé en dispositif Ulis au collège de Pouillon.

Une condamnation espérée

À noter que Sanofi avait fait la demande que le dossier des Orti soit traité par le tribunal de Paris, ce que le tribunal de Nanterre a rejeté. En attendant la condamnation du laboratoire, que la famille attend depuis le premier jour de son combat, Nathalie Orti continue d’encourager les familles de victimes à elles aussi franchir le pas d’une attaque en justice pour maintenir la pression sur Sanofi.

« Nous espérons une condamnation d’ici deux ans. La route est longue mais le combat continue, plus que jamais. Nous ne lâcherons rien », prévient-elle.

Contact de l’Apesac : www.apesac.org

Lire l’article original