21 juin 2021

Landes : l’intersyndicale de la Direction générale des finances publiques a suivi le mouvement national de grève

« La transition numérique et la dématérialisation sont de très bonnes excuses pour justifier les suppressions de postes », lancent en chœur la vingtaine de grévistes regroupés devant le centre des Fin… Lire l’article original

Un appel à la grève du personnel de l’administration des Finances publiques avait été lancé par les syndicats pour dénoncer « la détérioration du service rendu et les conditions de travail du personnel ». À Mont-de-Marsan et dans les Landes, ils espéraient une mobilisation de 25 % des agents.

« La transition numérique et la dématérialisation sont de très bonnes excuses pour justifier les suppressions de postes », lancent en chœur la vingtaine de grévistes regroupés devant le centre des Finances publiques de Mont-de-Marsan, ce lundi 10 mai. Tout de rose vêtus, comme les couleurs de l’intersyndicale Solidaires finances publiques, syndicat majoritaire, ils ont répondu à l’appel national et ont organisé un piquet de grève.

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« Pour que les gens comprennent, il faut des cas concrets. Par exemple, à Hagetmau, à partir de septembre prochain, nous allons passer d’un service ouvert tous les jours et en libre-service, à une permanence assurée à la Maison France services une demi-journée par semaine et sur rendez-vous. À Rion-des-Landes, ça sera une fois tous les quinze jours. Nous en sommes à 150 postes supprimés en quinze ans et ça continue. Nous sommes dans un département rural et peuplé de nombreuses personnes âgées mal ou pas connectées, mais si c’est ça l’amélioration du service public… », détaille, dubitatif, Hervé Mazure, secrétaire adjoint de l’intersyndicale.

« Plus présents qu’avant »

Pascal Anouliès, directeur des Finances publiques des Landes, préfère voir le fait que ce service va finalement être présent dans plus de communes qu’avant. « Aujourd’hui, si vous rentrez dans les locaux de la trésorerie d’Hagetmau ou des cinq autres prochainement fermées, les agents qui font parfaitement leur travail n’étaient pas compétents pour renseigner sur les impôts, ils envoyaient donc le public vers Mont-de-Marsan. Demain, au sein de la Maison France services, l’usager aura la possibilité de rester sur sa commune et d’avoir un rendez-vous pour que son cas soit traité. Pour les communes sans Maison France services, nous assurerons des permanences dans les mairies. Nous serons donc présents dans 28 communes au lieu de 23 », a-t-il précisé, tout en indiquant respecter la démarche des grévistes et être à l’écoute de leurs revendications.

Hervé Mazure et ses collègues semblent également inquiets quant à l’arrivée promise des 40 agents et de leur famille dans la cité montoise, dans le cadre de la relocalisation de services des impôts parisiens ou bordelais : « On risque d’avoir un agent sur deux à réellement venir », prévoient-ils. « Je les trouve un peu pessimistes, répond Pascal Anouliès. Notre département a une très grande force d’attractivité et tous les ans des agents demandent à rentrer dans les Landes donc je n’ai aucune inquiétude. Les sept premiers agents devraient arriver en septembre 2023. »

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