30 juillet 2021

Landes : les abandons d’animaux explosent, le refuge de la SPA à Saint-Pierre-du-Mont saturé

Le gouvernement a présenté un plan d’action destiné à lutter contre les abandons d’animaux, mercredi 21 juillet. Ils ont augmenté de 14 % en juin par rapport 2019. Les refuges sont proches de la saturation, comme celui de Saint-Pierre-du-Mont dans les Landes. Lire l’article original

Le gouvernement a annoncé un plan pour lutter contre la recrudescence des abandons d’animaux, mercredi 21 juillet. Les sanctions sont renforcées, abonner son animal sera désormais passible d’une peine allant jusqu’à trois d’emprisonnement. L’État va également débloquer 20 millions d’euros pour agrandir les refuges de la Société protectrice des animaux (SPA). En effet, les abandons ont augmenté de 14 % en juin par rapport 2019. Les refuges sont presque saturés, comme celui de Saint-Pierre-du-Mont dans les Landes.  

Refuge complètement saturé 

À l’approche des visiteurs, les chats se mettent à miauler. Marie-Pierre vient d’adopter Sissi, un petit chaton roux, noir et blanc. Il a été abandonné à la naissance dans un sac plastique. “Cette cruauté est insupportable ! Je vis très mal ces abandons, je ne comprends pas qu’on puisse prendre un animal et ne pas l’assumer, s’emporte-t-elle. Si on ne peut pas s’en occuper, on n’en prend pas, personne ne nous y oblige. Les animaux ne sont pas des jouets”.

Chaque semaine, une dizaine de chats et de chiens arrivent à la SPA. Mais l’été, très peu d’adoptions ont lieu, le refuge ne peut plus accueillir d’animaux. “On est arrivé à saturation, le problème, c’est qu’il y a beaucoup d’abandons mais on récupère aussi les animaux qui sont à la fourrière, qui est elle-même saturée, explique Fanny, la cheffe d’équipe. Il y a beaucoup de mères avec des portées de chatons qui se retrouvent errantes. C’est la même chose pour les chiens”.

Hausse des abandons à cause de la crise sanitaire

Si pendant les vacances d’été, les abandons sont toujours plus nombreux, cette année, la situation est inédite. La faute à la crise sanitaire. “Avec la fin du télétravail, les gens n’ont plus autant de temps à consacrer à leurs animaux. Ils se retrouvent seuls et développent des problèmes de comportement, comme des destructions ou de l’hyper attachement, et malheureusement on nous les apporte à cause de ces problèmes”, assure Fanny. 

Le refuge insiste : l’abandon n’est jamais une solution. Il est possible de faire garder son animal par des amis ou de le mettre en pension.

Une campagne de sensibilisation va être mise en place via des affiches sur les aires d’autoroutes. Plus de 60  % des 100 000 animaux de compagnie abandonnés chaque année le sont sur ces lieux.

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