7 mai 2021

Landes : la pêche autorisée dans un rayon de 30km, toujours rien pour le surf

Ce mercredi, la Fédération française de pêche annonce avoir obtenu la dérogation de déplacement de 30 km, comme d’autres sports. Une dérogation à la règle des 10 km qui ne s’applique pas à la pratique du surf. Une aberration supplémentaire pour la Fédération française de surf. Lire l’article original

Les surfeurs landais en ont marre. Alors que plusieurs sports obtiennent une dérogation à la limite des 10km, toujours rien pour la pratique du surf. Ce mercredi, c’est au tour de la pêche de loisir d’obtenir cette dérogation de déplacement de 30km. Une exception déjà accordée à d’autres sports, comme le tennis, le cyclisme, ou encore le golf. Pourtant, dans les Landes comme ailleurs, pour aller surfer, c’est toujours dans un rayon de 10 km maximum autour de son domicile. Une situation que ne comprennent pas les surfeurs. La Fédération française de surf espère obtenir cette dérogation auprès du Ministère des Sports.

Une règle qui ne s’applique pas à tous les sports

La règle du Ministère des Sports est la suivante : la dérogation de déplacement de 30km est autorisée à la pratique sportive dans “les établissement recevant du public de plein air, avec des protocoles sanitaires renforcés, sans contact et avec une distanciation physique de 2 mètres“. La pratique du sport, dans ce cadre, peut alors se faire dans le département de résidence ou dans un rayon de 30 km autour du domicile. Une exception accordée ce mercredi 14 avril aux pêcheurs. Dans les Landes, 12 000 adhérents sont concernés.

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Gérer mes choix

Cependant, cette dérogation n’est pour le moment pas accordée aux surfeurs. Pour le président de la Fédération française de surf, basée à Hossegor, c’est l’incompréhension totale : “Je suis ravie pour nos amis de la pêche qu’ils puissent pratiquer leur loisir, cela ouvre des perspectives pour les autres sports, réagit Jacques Lajuncomme, basé à Biarritz. Je comprends qu’il faille un cadre, mais je ne vois pas en quoi une plage, l’océan, ou un lac, est plus contaminant qu’un stade ou un parcours de golf.”

Des jeunes surfeurs privés de leur sport pendant les vacances scolaires

Selon le président, la distinction se trouve au niveau de l’appellation : “Pour nous, il ne s’agit pas de faire reconnaître nos clubs comme des établissements recevant du public en plein air. Cela impliquerait des démarches longues et fastidieuses. Aujourd’hui, nous demandons une mesure concrète : nous sommes dans une crise sanitaire, et nous savons que l’activité dans l’océan n’est pas porteuse d’épidémie, au contraire, elle est bonne pour la santé physique et psychique.”

En France, on compte 80 000 licenciés à la Fédération française de surf. Selon le Conseil départemental des Landes, en 2013, un surfeur sur trois était Landais. Des chiffres qui poussent la Fédération à agir : “Dans nos zones de Nouvelle-Aquitaine, nous avons beaucoup de clubs qui comptent des adhérents ne vivant pas sur la zone littorale, parfois car cela coûte très cher d’habiter au bord de la plage. Certains doivent donc se déplacer pour rejoindre la plage.”

Pour le président, c’est une injustice : “Aujourd’hui, des enfants sont en vacances scolaires, et ils ne peuvent pas rejoindre leur club de surf, alors que leurs camarades du même village peuvent aller jouer au tennis.” Selon la Fédération française de surf, des négociations “constructives” sont en cours avec le Ministère des Sports.

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