11 avril 2021

Landes : jugée pour avoir caché le corps de sa mère dans un congélateur pendant sept ans

Elle aurait dissimulé le corps de sa mère pendant plus de sept ans pour toucher sa pension : cette Landaise de 59 ans est jugée ce mardi 16 mars au tribunal judiciaire de Mont-de-Marsan. Elle est en détention depuis une semaine, après une fuite de plus de deux mois. Lire l’article original

Le corps avait été découvert chez elle, à Horsarrieu, en mai 2017, il y a presque quatre ans. Ce mardi 16 mars, cette Landaise de 59 ans est jugée au tribunal judiciaire de Mont-de-Marsan. Elle est poursuivit notamment pour escroquerie et atteinte à l’intégrité d’un cadavre.

Plus de 160 000 euros perçus

Fin mai 2017, ce jour-là, les gendarmes entrent chez elle à Horsarrieu. Ils viennent l’interroger car elle est suspectée d’escroquerie : elle louait auparavant dans le Gers une maison au nom de sa mère et les propriétaires avaient fini par se rendre compte de la supercherie.

Les enquêteurs perquisitionnent donc son domicile et découvrent, au fond du jardin, dans un congélateur, le cadavre de la vieille dame.  Sa fille est placée en garde à vue. Selon elle, sa mère est morte de mort naturelle, 7 ans auparavant.

Toutes ses années, malgré deux déménagements, la quinquagénaire a conservé le corps dans le congélateur et touché sa pension de 1980 euros par mois ; soit au total plus de 160 000 euros.

Une fuite organisée

Le procès devait se tenir en novembre mais l’avocate de la prévenue ayant le covid 19, il a été repoussé. Un mois plus tard, la veille de noël, la femme de 59 ans fait l’objet d’un mandat d’arrêt pour non-respect des obligations de son contrôle judiciaire.

Elle n’est retrouvée que ce lundi 8 mars ; arrêtée à Aire-sur-l’Adour. Elle avait organisé sa fuite en coupant les ponts avec son avocate et en expliquant à ses propriétaires qu’elle partait car elle avait trouvé du travail à Bordeaux.

Une fuite qui alourdit un dossier déjà bien chargé : elle est poursuivie notamment pour escroquerie, faux, usage de faux, délaissement d’une personne incapable de se protéger et atteinte à l’intégrité d’un cadavre. Elle encourt 7 ans de prison.

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