20 avril 2021

Landes : huit réfugiés ont signé un contrat de professionnalisation

À Geaune, le site de Bounlos – « beau lieu » en français – a accueilli une manifestation peu ordinaire, en plein cœur du vignoble du Tursan, en ce jeudi 25 février. En effet, en présence notam… Lire l’article original

Âgés d’une vingtaine d’années, ils ont suivi une formation aux métiers de la vigne. Un accompagnement qui constitue une première en France

À Geaune, le site de Bounlos – « beau lieu » en français – a accueilli une manifestation peu ordinaire, en plein cœur du vignoble du Tursan, en ce jeudi 25 février. En effet, en présence notamment de la préfète des Landes, Cécile Bigot-Dekeyzer, et du secrétaire général de la Région, huit réfugiés venus d’Afghanistan, de Somalie et du Tibet ont signé un contrat de professionnalisation, dans le cadre du Plan logement. Une première en France. “Cet accompagnement est réalisé dans le cadre d’une plateforme pilotée par la préfète de région et dédiée à l’insertion sociale et professionnelle des réfugiés. C’est dans les Landes qu’est mis en œuvre, pour la première fois, le programme complet d’accueil des réfugiés permis par cette plateforme, expérimental au niveau national”, a précisé la préfecture des Landes .

Arrivés de la région parisienne début décembre, âgés d’une vingtaine d’années, ils ont bénéficié de l’aide de la Maison familiale d’Aire-sur-l’Adour, qui a fait office d’intermédiaire auprès de divers organismes et partenaires. Évidemment, dans un premier temps, il a fallu, dans le cadre d’une préformation de deux mois et demi, leur trouver un secteur d’activités. Et c’est finalement vers la vigne qu’ils ont été orientés.

Apprendre le métier et améliorer son français

Ainsi, durant ces quelques semaines d’apprentissage, ils ont pu s’initier aux travaux de la taille (par tout temps) ou à la conduite d’un tracteur, tout en cherchant à améliorer leur français. Quatre employeurs se sont portés volontaires pour les accueillir, à commencer par la Cave des vignerons landais à Geaune.

La préfète a souligné le côté novateur de cette opération, suivie de près par le ministre de l’Intérieur. La parole a été également donnée aux employeurs ainsi qu’à un jeune réfugié. Cette première s’est terminée par la signature des contrats, avec le souhait de la mise en place d’autres actions.

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