28 juillet 2021

Landes : des créneaux de vaccination à la pelle faute de volontaires

Le département des Landes a franchi ce lundi un cap symbolique : 50% des habitants ont reçu au moins une dose de vaccin anti-Covid. Mais le rythme des prises de rendez-vous faiblit depuis plusieurs jours et des centres se retrouvent avec des doses en trop, qui ne trouvent pas preneur. Lire l’article original

Plus d’un habitant sur deux dans les Landes a désormais reçu au moins une dose de vaccin anti-Covid : le département a franchi ce lundi 14 juin la barre symbolique des 50% de personnes primo-vaccinées, apprend France Bleu Gascogne auprès de l’ARS, l’agence régionale de santé. Mais la courbe des nouvelles vaccinations semble désormais attendre un plateau. Depuis plusieurs jours, une diminution des nouvelles prises de rendez-vous est observée et de nombreux centres se retrouvent avec des doses en trop. Il est même désormais possible d’obtenir une rendez-vous pour le jour-même dans plusieurs centres. 

Depuis la semaine dernière, on voit apparaître ce phénomène. On voit le nombre de rendez-vous pris baisser” constate Nathalie Darraillans, responsable du centre de vaccination de Mont-de-Marsan. Ce lundi, alors que 900 injections étaient possible dans le centre montois, seulement 550 avaient été réservées. A la fin de chaque journée, depuis la semaine dernière, le centre se retrouve donc avec des doses inutilisées. Elles ne sont pas perdues pour autant, puisque les fioles Pfizer, après une décongélation, peuvent être conservées plusieurs semaines au réfrigérateur.

Cette diminution des prises de rendez-vous est confirmée par l’ARS : alors que jusqu’à 5000 doses de primo-vaccination ont pu être injectées au plus fort de la campagne certaines semaines dans les Landes, ce chiffre est tombé à 3500 par semaine en ce moment, faute de volontaires suffisants. L’objectif d’atteindre 68% de personnes ayant au mois une dose fin juin dans les Landes ne sera donc pas atteint, on sera plutôt autour de 60% de la population estime désormais l’ARS.

Comment expliquer ce phénomène ? 

Dans plusieurs pays dans le monde on a déjà observé un ralentissement de la vaccination une fois atteint le niveau de 50% de la population protégée. Et ce phénomène semble concerner désormais la France.  Les plus convaincus par la vaccination ont souvent déjà reçu au moins une première injection, il reste donc ceux qui sont plus réfractaires ou qui traînent à prendre un rendez-vous, ceux aussi qui ne sentent pas concernés, parce qu’ils sont jeunes et qu’ils présentent peu de risques de faire de forme grave, d’autant que l’épidémie est en très fort recul depuis plusieurs semaines en France. Pour convaincre ces réfractaires, l’ARS envisage de multiplier les opérations de vaccination sur la côte pendant l’été, avec des équipes mobiles, et de renforcer aussi la vaccination au sein des entreprises.  

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