21 avril 2021

Landes : condamné pour inceste, le père de famille retrouvé mort en prison

L’alerte est donnée par un agent, dans la nuit de mercredi 3 mars au jeudi 4 mars. Un peu avant 2 heures du matin, les secours sont prévenus et se précipitent au centre pénitentiaire de Pémégn… Lire l’article original

Le père de 49 ans, condamné début février à 15 ans de réclusion criminelle pour viols sur sa fille, qu’il avait mise enceinte à 12 ans, a été découvert pendu dans sa cellule, à Mont-de-Marsan, dans la nuit du 3 au 4 mars

L’alerte est donnée par un agent, dans la nuit de mercredi 3 mars au jeudi 4 mars. Un peu avant 2 heures du matin, les secours sont prévenus et se précipitent au centre pénitentiaire de Pémégnan, à Mont-de-Marsan.

Dans l’une des cellules individuelles, ils découvrent un homme pendu. Les surveillants procèdent déjà à des tentatives de réanimation. Les pompiers et le Smur mettent, à leur tour, tout en œuvre. En vain. Son décès est acté.

Une autopsie diligentée

L’homme a été condamné, mardi 2 février 2021, par la cour d’assises des Landes à quinze ans de réclusion criminelle pour viols sur sa fille , entre janvier 2014 et décembre 2015, dans un petit village de Chalosse, où la famille habitait. La victime, qui souhaite garder l’anonymat, expliquait notamment avoir dû avorter de lui à l’âge de 12 ans.

À l’ouverture du procès, la jeune femme, majeure depuis quelques mois, avait tenu à ce que le procès soit public pour « briser la chape de plomb » et libérer la parole. Elle avait aussi témoigné dans “Sud Ouest” quelques jours après l’annonce du verdict.

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Durant les trois jours du procès devant la cour d’assises des Landes, l’accusé a nié les faits. Dans la droite ligne de cette position, ses trois avocats dacquois avaient plaidé son acquittement.

« Malgré la surveillance rapprochée dont il faisait l’objet, il a été retrouvé pendu, confirme le parquet de Mont-de-Marsan. Comme c’est le cas dans pareilles circonstances, une autopsie du corps a été diligentée pour confirmer le suicide sans l’intervention d’un tiers. »

Selon nos informations, l’homme n’a laissé aucune lettre pour expliquer ce geste. Cet ancien ouvrier du bâtiment, d’origine portugaise, avait reconnu les faits lors de sa garde à vue, avant de revenir dessus, de parler de « quiproquos », dénonçant un complot familial pour récupérer les indemnisations d’un accident de travail dont il a été victime.

Dans les dix jours qui ont suivi le verdict, il a interjeté l’appel ouvrant la voie à la tenue d’un nouveau procès. La condamnation existe donc mais elle ne sera jamais définitive.

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