30 juillet 2021

Landes : blessé par des plombs, le milan noir se rétablit bien

C’est un sauvetage comme l’équipe d’Alca Torda de Pouydesseaux a l’habitude d’en gérer chaque année avec les espèces migratoires. Le 8 juin dernier, un bénévole a déposé au centre de soins un milan no… Lire l’article original

Par Karen Bertail

Découvert sur le bord d’une route, début juin, avec une aile criblée de plombs, le milan noir reprend des forces au centre Alca Torda

C’est un sauvetage comme l’équipe d’Alca Torda de Pouydesseaux a l’habitude d’en gérer chaque année avec les espèces migratoires. Le 8 juin dernier, un bénévole a déposé au centre de soins un milan noir blessé. L’animal a été retrouvé sur le bord de la route à Lagrange, près du Gers. « Au vu de sa taille et de sa morphologie, nous pensons qu’il s’agit d’un mâle adulte. Mais aucune caractéristique morphologique ne permet de déterminer ni son sexe ni son âge avec certitude », indique Laura Labarthe, capacitaire du centre de soins.

Très rapidement, le diagnostic est dressé. « Nous avions peu d’espoir. Le milan noir avait l’aile gauche criblée de trois plombs. Outre les trous dans la peau, nous avons constaté plusieurs fractures avec des éclats disséminés dans les articulations. » L’animal a vraisemblablement été victime d’un tir illégal. Comme tous les rapaces, le milan noir est une espèce protégée. Il est donc interdit de le chasser.

Éviter l’infection

Le rapace a été envoyé à Toulouse, dans une clinique vétérinaire spécialisée pour les Nouveaux animaux de compagnie (NAC). Le docteur Feix l’a opéré. « Plusieurs heures ont été nécessaires pour retirer chaque morceau de plomb, réduire les fractures et surtout nettoyer les plaies pour éviter l’infection. »

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Après l’opération, l’animal à l’aile réparée a été renvoyé au centre de soins d’Alca Torda de Pouydesseaux. « Après dix jours d’immobilisation, nous l’avons mis dans une volière de 30 mètres de long, pour qu’il puisse se rééduquer au vol et se remuscler. »

Aujourd’hui, le milan noir, qui n’a pas de nom, « pour éviter de trop s’attacher », va bien. « Il doit rester avec nous encore plusieurs semaines pour réapprendre à voler dans son milieu naturel », conclut Laura Labarthe.

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