4 mars 2021

Landes : après 30 kilomètres de course-poursuite, il se réfugie dans une palombière

Interpellé dans la soirée du mardi 16 février après une course-poursuite sur 30 kilomètres, le chauffard a écopé d’une peine de quatre mois de semi-liberté et d’une amende de 250 €. Il conduisait sans permis un véhicule non assuré et a refusé de s’arrêter à un contrôle de gendarmerie à 17 h 50. Lire l’article original

Il va falloir quitter votre jeu vidéo et revenir à la réalité monsieur !” Voilà comment le parquet débute ses réquisitions. Le prévenu, qui se présente devant le tribunal de Mont-de-Marsan par visio-conférence, baisse la tête. En détention provisoire depuis son interpellation mardi soir 16 février, il comparaît pour conduite sans permis et refus d’obtempérer.  

Rodéo urbain à l’heure du couvre-feu 

Il est 17 h 50 le mardi 16 février, quand il refuse de s’arrêter à un contrôle de gendarmerie : son véhicule n’est pas assuré et son permis de conduire est suspendu. Dix minutes avant le couvre-feu national, le jeune homme d’une vingtaine d’années et ses deux passagères s’engagent dans une course folle. Les motards de la gendarmerie sur les talons, ils filent sur la route d’Aire-sur-Adour. 

Sur 30 kilomètres le chauffard tente d’échapper aux forces de l’ordre. Il fonce à toute allure, grille stop et feu rouge, prend les rond-points à contre-sens, ceux qui croisent sa route doivent dévier leurs trajectoires pour ne pas finir dans le décor. A l’audience quand on lui demande ce qu’il aurait fait si un piéton était apparu sur sa route : “je l’aurais écrasé” laisse échapper le prévenu. Rien ne l’arrête. 

Sauf peut-être la boue landaise d’un chemin de forêt dans lequel il s’engage pensant échapper à la gendarmerie. La voiture va s’enliser et ses passagers vont finir leur fuite à pied jusqu’à une palombière où ils se réfugient. La gendarmerie les interpelle peu de temps après. 

Semi-liberté et 250 € d’amende 

Ce n’est pas Jacques Mesrine tout de même !” S’emporte le parquet face aux antécédents du prévenu : deux refus d’obtempérer en 15 jours, chacun en violation du couvre-feu de 18 h et un casier judiciaire basé sur un vol commis en 2017. Non, ce n’est peut-être pas Jacques Mesrine, et pourtant le ministère public est persuadé de la “fuite éperdue dans la délinquance” du jeune homme présenté au tribunal. Il voit son permis de conduire annulé et est condamné à 4 mois de semi-liberté qu’il effectuera au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan. Il a pour obligation de suivre des formations en journée et rentrer passer ses nuits en prison. Il devra également s’acquitter d’une amende de 250 € pour défaut d’assurance.

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