12 avril 2021

Landes : 4 ans de prison ferme pour avoir gardé le cadavre de sa mère dans un congélateur

Cette femme de 59 ans était jugée ce mardi par le tribunal judiciaire de Mont-de-Marsan. Pendant 7 ans, elle avait conservé le corps de sa mère dans un congélateur, et avait encaissé sa pension de retraite. Lire l’article original

4 ans de prison ferme : c’est la peine prononcée ce mardi 16 mars par la chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Mont-de-Marsan à l’encontre d’une femme de 59 ans. Elle était poursuivie pour faux, usage de faux, escroquerie, contrefaçon de chèques, atteinte à l’intégrité d’un cadavre et délaissement de personne vulnérable.
A la barre, la prévenue a reconnu les faits, excepté le délaissement de personne vulnérable : elle a farouchement nié avoir délaissé sa mère, et ne pas lui avoir administré les soins médicaux nécessaires.

Une perruque grise

Sa mère, alors âgée de 83 ans, serait décédée, selon les dires de sa fille, en aout 2010. La prévenue aurait alors placé son cadavre dans un congélateur, acheté spécialement à cet effet, et l’a gardé avec elle au gré de ses déménagements. Sur la côte d’Azur d’abord, puis à Estang dans le Gers, et dans les Landes à Horsarrieu, où elle est finalement été interpellée en mai 2017. Le rapport d’autopsie a conclu à une mort naturelle, tout en précisant que l’absence de soin avait pu précipiter le décès.

 Pendant ces 7 années, la quinquagénaire a continué de toucher la pension de retraite de sa mère (1980 euros par mois), mais elle a été plus loin, signant des baux à son nom, falsifiant le permis de conduire et la carte d’identité de sa mère pour y apposer sa photo, allant même jusqu’à se grimer avec une perruque grise pour faire croire au voisinage que sa mère était toujours vivante.

Déni total

Pour expliquer son comportement pendant toutes ses années, la prévenue affirme avoir été dans le déni total depuis la mort de sa mère, un choc qui l’a poussée à s’enfermer dans ses mensonges. 

La femme de 59 ans aurait dû comparaitre libre. Elle était en effet sous contrôle judiciaire depuis plus de 3 ans, quand en décembre dernier elle a rompu ce contrôle judiciaire en prenant la fuite. Elle n’a été retrouvée et arrêtée que la semaine dernière, une semaine avant son procès, et placée en détention.

4 ans ferme avec mandat de dépôt

Le procureur de la république avait requis 4 ans de prison ferme. Ses réquisitions ont donc été suivies par le tribunal. En revanche la prévenue a été relaxée du chef de “délaissement de personne vulnérable”, au bénéfice du doute. Elle est retournée directement en détention à l’issue de l’audience.

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