23 juin 2021

La nouvelle éco : la SNCF teste un “juste prix” pour les passagers des TER de Nouvelle-Aquitaine

À partir de ce samedi 15 mai, la SNCF lance un nouveau système de billetterie sur ses TER en Nouvelle-Aquitaine. Baptisé FlexTER, le dispositif est testé par une centaine de personnes sur deux lignes. Il permet de savoir combien de voyages vous avez effectué, pour vous proposer un “juste prix”. Lire l’article original

Ils seront, à partir de ce samedi, une centaine de passagers à tester le système FlexTER, sur les lignes Bordeaux – Arcachon et Bordeaux – Mont-de-Marsan, avant que l’expérimentation, si elle fonctionne ne soit étendue à tout le réseau à la rentrée. FlexTER, c’est un nouveau système de billetterie, sur les smartphones, qui promet que les passagers paieront tous les mois “le juste prix“, comme le dit Hervé Lefèvre, le directeur régional de SNCF Voyageurs Nouvelle-Aquitaine. 

Les exemples donnés par la SNCF sur sa brochure de présentation.
Les exemples donnés par la SNCF sur sa brochure de présentation.SNCF

Concrètement, il faudra télécharger une application, Fairtiq, développée par une société suisse. En l’activant à votre montée dans le train et en la désactivant à la descente, elle saura, basée sur vos données GPS, quel trajet vous avez effectué. Et surtout, combien de trajets vous avez effectué dans le mois. En se basant sur ces chiffres, la SNCF vous débitera, tous les mois, un montant différent en fonction de vos trajets effectués. 

Pas le même montant débité chaque mois

Par exemple, sur la ligne Bordeaux-Arcachon, si vous faites 15 voyages au mois de septembre, vous allez payer 96 euros, soit le prix d’un abonnement 20 voyages. Vous n’en “perdrez” alors que cinq. En revanche si en octobre, vous faites un peu moins de télétravail et réalisez plus de 30 voyages, vous basculerez sur un abonnement mensuel à 108 euros. “On vous garantit que vous allez toujours payer le meilleur tarif, en fonction de votre usage du train“, explique Hervé Lefèvre. “Cela permet de ne plus avoir le souci de choisir a priori l’abonnement utilisé et de ne plus craindre de perdre les trajets non utilisés“. Un système qui pourrait convenir, selon lui aux “gens qui sont en télétravail, aux étudiants qui ne savent pas s’ils vont avoir des cours en présentiel ou distanciel“. 

Même un singe après trois gins pourrait l’utiliser

La société suisse qui développe ce projet explique que le même système est déjà appliqué en Suisse, où 8% des tickets de transports publics vendus utilisent ce système, et que d’autres expériences similaires sont menées en Allemagne, Autriche et Belgique. Fairtiq travaille aussi avec la région Occitanie, pour un système similaire, mais réservé à 2 000 jeunes de moins de 27 ans. 

Même si cette option est – forcément – réservée aux possesseurs d’un smartphone, Sarah Collard, cheffe de projet chez Fairtiq en vante la “facilité d’utilisation.” Grâce à cela, “plus besoin de se poser la question ‘qu’est-ce que je dois acheter comme billet ?’. L’application fait tout pour vous”, promet-elle, avant de conclure. “Un utilisateur nous a dit ‘même un singe après trois gin pourrait l’utiliser”. 

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