7 mai 2021

La Nouvelle Eco : Jean-Rémi Datcharry, agriculteur connecté à Campagne

L’agriculture de précision, le landais Jean-Rémi Datcharry l’applique depuis 5 ans. Cela lui permet de gérer l’apport d’engrais en fonction des besoins du sol, à des endroits très précis. Une démarche pour montrer autre image de sa profession. Lire l’article original

Jean-Rémi Datcharry, 33 ans, est un agriculteur connecté depuis 2017. Sur son exploitation de 112 ha à Campagne, près de Mont de Marsan, où poussent entre autres, maïs doux, maïs semences, et haricots verts, le landais utilise Be Api, le service proposé par Maïsadour, dont il est adhérant. « Be Api, c’est amener un apport d’engrais au bon endroit, au bon moment, à la bonne dose pour répondre aux besoins de notre culture. » Pour mettre en place cet outil, Jean-Rémi est équipé : ordinateur, GPS, clé USB…il accède à une plateforme, pour rentrer les informations concernant les cultures, ensuite, il obtient tous les paramètres sur son ordinateur de bord. Il travaille sur des micro-parcelles, ce qui permet d’être très précis sur le dosage d’intrants en fonction de la zone.  

Interview de Jean-Rémi Datcharry dans la Nouvelle Eco, à écouter ici.

Des raisons profondes pour changer

A travers sa démarche, Jean-Rémi Datcharry voulait répondre à des normes environnementales plus strictes, parce que « l’agriculture est montrée du doigt ». Lui veut montrer que l’on peut faire de l’agriculture sans polluer. L’autre raison, c’est le point de vue économique explique le landais, ça peut faire des économies en intrants : « tout cela a un coût, les intrants qui ne font qu’augmenter, ça nous permet de faire des économies et d’améliorer nos marges. » La dernière raison pour laquelle Jean-Rémi Datcharry s’est tourné vers cette agriculture de précision, c’est parce qu’elle permet de chercher un gain de rendement.

On parle d’agriculteurs pollueurs alors que la France est l’une des agricultures les plus propres et qui progresse le plus pour avoir les eaux et les sols les moins pollués.

La technologie, pour Jean-Rémi, permet davantage respecter l’environnement. Sans cet outil de précision, explique-t-il, on ne peut faire d’apport d’intrants par micro-parcelles. Aujourd’hui, il y a des zones où on apporte trop d’intrants ou de produits phytosanitaires, et grâce à cette technologie, on peut éviter de faire trop d’apport. Il travaille en cette période de l’année pour rentrer les résultats de l’année passée : les informations sur les récoltes et les rendements. Ensuite, il faut cartographier l’épandage pour l’année qui vient.

Génération Agriculteur : une autre image de sa profession 

Jean-Rémi veut montrer que le métier a changé, que l’approche n’est plus la même que celles de ses grands-parents, qui regardaient moins ces problématiques environnementales. Il a baigné dans le monde agricole depuis son plus jeune âge : ses grands-parents étaient agriculteurs, ses parents horticulteurs, ses oncles sont comme lui agriculteurs.
Aujourd’hui, pour lui, par rapport à ce qu’a connu sa famille, il y a des cahiers des charges plus strictes. Cela a contribué à travailler d’une autre façon. « Autrefois, au temps de nos arrière-grands-parents, on mettait des intrants et ne regardait pas forcément les doses. »
Jean-Rémi Datcharry conclue : « Il faut respecter notre nature, notre planète. »

La Chronique Eco sur France Bleu Gascogne, c’est du lundi au vendredi à 7h15

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